Flash
Préc Suiv

Affaire 7 fevrier : l’application du verdict réclamée

Affaire 7 fevrier   : l’application du verdict réclamée

Comme tous les ans, des acteurs politiques se sont recueillis devant la stèle commémorative de l’évènement du 7 février 2009 à Antaninarenina. Hier, plusieurs appels en vue de l’exécution de la décision de justice ont été lancés.

En dépit de la présence massive d’éléments des forces de l’ordre, la commémoration s’est déroulée dans le calme. Plusieurs acteurs ou des proches des victimes du 7 février 2009 ont honoré le rendez-vous. C’est le cas des partisans de l’anciens président de la Transition, Andry Rajoelina, des membres du parti Monima ou encore l’Association des victimes (AV7).

Cette dernière, dirigée par Boana Jean-Pierre Rafaramandimby a ouvert le rituel dépôt de gerbes, suivi des représentants du régime, dirigés par Mohamed Rachidy et enfin le Mapar accompagné de l’AV7, dirigé par Etienne Andriamahefarisoa. Entre temps, le parti Monima et le Masters ont également pris part à la commémoration.

Responsabilité

« Il est temps d’œuvrer pour l’apaisement », a indiqué Jean-Paul Ratsimbazafy. Pour cela, « La commémoration ne devrait plus être politisée ». Ce dernier estime néanmoins qu’il appartient aux autorités compétentes d’appliquer le verdict du tribunal.

Des propos partagés par la député Mapar, Christine Razanamahasoa, qui attend également la condamnation de l’ancien président Marc Ravalomanana à une peine de prison à perpétuité. « Les responsables ne devraient pas s’en sortir facilement », a-t-elle fait savoir. Mais, 9 ans après les faits, l’affaire reste toujours aussi floue.

Et pour cause, l’ancien Chef de l’Etat ne reconnait toujours pas la légalité de la décision de justice qui l’avait condamné. Selon ses dires, le tribunal correctionnel qui l’avait jugé n’est pas compétent. Il estime que seule la Haute cour de justice (HCJ) est apte à le juger car il était encore au pouvoir au moment des faits.

Au niveau de la justice, la situation n’est pas vue de cette manière. La Garde des sceaux, Elise Alexandrine Rasolo, avait  déjà souligné la force exécutoire d’une décision de justice.  Elle avait aussi signalé que l’ancien Chef d’Etat sera notifié de cette décision.

T.N/J.P

 

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique