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Rendement rizicole : la bonne gestion de l’eau à prioriser

Les projets mis en œuvre, relatifs à l’aménagement d’infrastructures hydro agricoles à Madagascar, touchent à leur terme actuellement. Lors d’une rencontre organisée par le ministère auprès de la Présidence en charge de l’ Agriculture et de l’élevage, la semaine dernière, l’installation de nouvelles infrastructures a été avancée. Toutefois, aucun plan d’action concret n’a encore été annoncé pour sa réalisation afin d’augmenter le rendement rizicole à Madagascar.

A ce propos, la gestion des eaux qui a été la principale technique adoptée dans les zones productrices, est à prioriser. 78% des rizicultures pratiquées dans le pays sont irriguées, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture et de l’élevage. Mais force est de constater que plusieurs zones productrices n’ont jamais maîtrisé la gestion de l’eau.

D’après les explications du ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Harison Randriarimanana : « Le système d’irrigation à Madagascar n’utilise que 4,4% des ressources en eaux du pays. On se demande pourquoi les démarches initiées, comme le Système de riziculture irrigué (SRI) ou encore le Système de riziculture amélioré (SRA), n’ont jamais adoptés par les paysans malgaches, alors que ces mêmes systèmes ont réussi dans les autres pays du continent africain ».

En réalité, le rendement rizicole à Madagascar a stagné depuis plusieurs décennies. «Dans les années 1950-1960, le rendement dans la Grande île, comme en Chine, au Vietnam et en Thailande oscillait autour de 1,5 tonne/ha. Actuellement, le rendement rizicole à Madagascar est d’environ 2,7 tonnes/ha, alors que celui des autres pays cités plus haut atteint les 5 tonnes ou même 7 tonnes par ha. Madagascar dispose pourtant de 1,2 million d’hectares de rizières», a enchaîné le ministre de tutelle.

L’amélioration de la gestion de l’eau ne suffit plus en ce moment pour augmenter le rendement rizicole dans le pays. L’adoption d’une technique fiable et l’augmentation des engrais utilisés s’avèrent indispensables.

Riana R.

 

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