Flash
Préc Suiv

Marche de la viande : légère baisse du prix de gros sans impact sur celui au détail

Marche de la viande : légère baisse du prix de gros sans impact sur celui au détail

Le coût de la viande de bœuf commence à fléchir au niveau des grossistes. Mais chez les bouchers détaillants, les prix restent à leur niveau de janvier. Au mois de janvier, le kilo se négociait entre 8.700 et à 9.500 ariary à l’abattoir d’Ampasika. Depuis une semaine ces prix ont diminué à 7.000 et 8.000 Ar/kg.

«Nous avons commencé à faire baisser les prix au niveau des grossistes depuis une semaine. Les grossistes de Mada Omby ont d’ores et déjà vendu le kilo entre 7.000 et 8.000 ariary. Si les prix ne changent pas encore au niveau des détaillants, ce sera une décision qui ne relève plus de la coopérative», a déclaré Tahiry Sambehafa, président du Conseil d’administration de Mada Omby, l’association qui assure plus des 80% du ravitaillement de viande de zébus sur le marché de la capitale.

En effet, de 10.000 ariary le kilo, juste avant les fêtes de fin d’année, la viande de bœuf a connu en janvier une augmentation moyenne de 2.000 Ar/kg. Le kilo s’achète  actuellement entre 10.500 et 12.000 Ar/kg, pour les morceaux tout-venants et à plus de 13.000 Ar/kg, pour les morceaux de choix.

Même les abats ont enregistré des augmentations. Les détaillants justifient ces augmentations de prix par la rareté de la denrée et par conséquent, sa cherté. Les détaillants du marché d’Analakely affirment qu’il est aujourd’hui difficile de s’approvisionner car les prix au niveau des grossistes grimpent également.

Quid des interdictions de vente ?

Le mois dernier, la coopérative Mada Omby a attribué en partie la rareté et la cherté des bovins, à un arrêté  interministériel n°22804/2017, du 12 septembre 2017, d’interdire provisoire la circulation, la vente sur pied, l’abattage des vaches et jeunes bovins…

Toutefois, le ministre Harison Randriarimanana a apporté des précisions la semaine dernière, «Les interdictions citées dans cet arrêté concernent surtout les bêtes destinées à la consommation. Aussi, la vente de femelles et de jeunes bovins est permise à condition qu’elle soit destinée à l’élevage». Le ministre a souligné en outre que les contrôles auprès des marchés de bovidés seront du fait renforcés. Il s’agit, entre autres, d’une mesure adoptée afin d’assurer la survie du cheptel bovin.

Malgré tout, la concurrence reste rude entre les opérateurs de la filière bovine. Tahiry Sambehafa a fait savoir que 70% des bêtes vendues sur le marché sont des femelles et des jeunes bovins de moins de 18 mois. 30% seulement sont des bêtes adultes.

« Les opérateurs se ruent aujourd’hui vers le commerce des bêtes adultes. Par conséquent, la marchandise se fait rare et les prix grimpent », a-t-il expliqué. A cela s’ajoute le problème d’insécurité.

Arh.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique