Flash
Préc Suiv

Commemoration du 7 fevrier : totalement ignorée par le régime

Commemoration du 7 fevrier  : totalement ignorée par le régime

La commémoration des évènements du 7 février est à nouveau totalement ignorée par le régime actuel. Aucune manifestation officielle n’est prévue ce jour et comme chaque année, seuls les dépôts de gerbes seront autorisés.

«Nous n’avons reçu que trois demandes d’autorisation pour les dépôts de gerbes à Antaninarenina», a indiqué le préfet de police, le général Angelo Ravelonarivo, joint au téléphone hier. Il s’agit de celles du Mapar, de l’AV7 et du Monima, des entités toujours présentes lors de la commémoration de cette date.

Le préfet de police ne sait donc pas si le HVM entend faire son apparition. Jusqu’à hier, aucune information officielle n’a été reçue par la Préfecture, contrairement aux années précédentes.

Le sujet ne semble même pas avoir été discuté lors du conseil de gouvernement d’hier. Ce qui ne serait pas étonnant, vu le contexte actuel. La commémoration se déroulerait donc en l’absence des autorités de l’Etat. Pour dire que les évènements du 7 février 2009 risquent ainsi de tomber dans les oubliettes et ne resterons plus qu’un souvenir comme ceux du 13 mai 72 ou encore du 10 août 1991.

Veille

Les dépôts de gerbes à Antaninarenina se feront donc sans tambour ni trompette ce jour, a indiqué le préfet de police. D’ailleurs, aucune déclaration politique ni toute sorte d’attroupement ne seront permises. «Les éléments des forces y veilleront de près», a fait savoir le général Angelo Ravelonarivo. Ces derniers assurent donc que la journée se passera dans le calme. «Nous pourrions toutefois envoyer une réquisition si des troubles se présentent», a-t-il fait savoir.

Monima, Mapar et AV7 seront ainsi de la partie ce jour, et cela comme chaque année. Si ces derniers étaient à l’unisson, il y a neuf ans de cela, force est de constater qu’ils vont chacun de leur côté cette fois-ci. Et cette scission touche aussi les victimes directes des évènements, à savoir l’AV7. En effet, cette dernière est actuellement divisée en trois camps, à savoir celui dirigé par Etienne Andriamahefarisoa, fidèle au Mapar, celui dirigé par Boana Jean-Pierre Rafaramandimby qui a opté pour le parti HVM et enfin celui de Jean-Paul Ratsimbazafy qui se retrouve entre les deux. En tout cas, lors d’une récente rencontre avec la presse, des victimes du 7 février ont demandé à ce que les décisions de justice liées à cet évènement soient traduites en acte.

T.N

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique