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Processus électoral apaise : les parties prenantes face à leurs responsabilités

Processus électoral apaise : les parties prenantes face à leurs responsabilités

A l’instar du CFM, la Ceni met les parties prenantes devant leurs responsabilités. L’objectif est d’instaurer un climat apaisé durant les élections.

Les parties prenantes aux processus électoral sont de nouveau devant leurs responsabilités. A moins d’un an des échéances présidentielles, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) continue sur sa lancée en matière de préparatifs. Et pour que les élections soient crédibles et acceptées par tous, la Ceni aspire à une «Vision commune entre tous les acteurs».

Hier, en marge de la présentation de son rapport d’activité pour 2017, à Nanisana, le président de la Ceni, Hery Rakotomanana, a lancé cet appel : «Nous profitons de cette occasion pour clamer haut et fort, à l’endroit du public que  les électeurs, les organisations de la société civile, les partis politiques, les chefs d’église, les éducateurs, les journalistes et les dirigeants de ce pays, devraient adopter une vision commune, en vue d’un avenir meilleur pour notre pays».

Selon lui, «Si à l’issue du scrutin, nous aurons un Président élu par le grand nombre, dans un processus juste et sincère, nous pourrons croire ensemble à un développement stable et durable de Madagascar».  A noter que des membres de la société civile, des acteurs politiques, des responsables étatiques et des partenaires techniques et financiers ont été présents hier lors de la présentation des activités de la Ceni en 2017.

Difficulté

Le hic c’est que, au moment où le débat sur le processus électoral continue d’alimenter les discussions, jusqu’ici, les règles du jeu ne sont pas encore claires.  Les appréhensions autour de ce texte contribuent, en effet, à l’inexistence d’apaisement à la veille de la période électorale.  Attendu lors du conseil des ministres qui s’est tenu hier à Iavoloha, le décret de convocation pour une session extraordinaire  en vue d’examiner les lois électorales n’est pas encore sorti. Jusqu’ici donc, les acteurs politiques continuent de s’en tenir à des «on-dit» pour la date de cette session. Si au niveau de la date des élections, la Constitution donne des indications, au niveau des textes, rien n’est encore certain.

Les trois projets de textes, notamment un projet de loi organique relative au régime général des élections et des référendums; à l’élection du président de la République ; ainsi que celle relative à l’élection des députés à l’Assemblée nationale adoptée en novembre dernier en conseil des  ministres décentralisé à Mahajanga, restent introuvable. Ce qui n’arrange nullement l’instauration d’un environnement calme pour les élections d’autant que des acteurs suspectent une diversion à travers cette démarche.

Rakoto

Un gap

Outre la contribution de l’Etat, le basket fund  destiné aux élections de cette année ne dispose aujourd’hui que de 5 millions de dollars. L’objectif des parties prenantes est pourtant d’atteindre 12 millions de dollars. Un gap de 7 millions de dollars reste donc atteindre, notamment de la part des partenaires techniques. A noter que dans la Loi de finances 2018, l’Etat a injecté 40 milliards d’ariary pour les élections.

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