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Opérateurs pétroliers : la Jirama doit rapidement éponger ses dettes

Opérateurs pétroliers : la Jirama doit rapidement éponger ses dettes

La Jirama se fixe l’ambitieux objectif d’atteindre l’équilibre opérationnel en 2020, c’est-à-dire dans deux ans. Le plan de redressement lancé depuis janvier 2017 va dans ce sens et d’après les dirigeants de la société d’Etat, la compagnie est sur la bonne voie. Toutefois, beaucoup reste à faire sur le plan financier, car les arriérés que la Jirama doit à ses  partenaires, sont encore loin d’être réglés.

On parle actuellement que  la Jirama doit encore s’acquitter de 300 milliards d’ariary d’arriérés auprès des opérateurs pétroliers et producteurs d’électricité. Montant que les responsables au sein de la société n’ont ni confirmé, ni infirmé à l’occasion de la présentation du bilan 2017 et des perspectives 2018 de la compagnie, le 11 janvier dernier à son siège à Ambohijatovo. Toutefois, ils ont reconnu que ces arriérés existent. D’après le directeur général de la société, Olivier Jaomiary, «La question est délicate et la Jirama a effectivement des difficultés à négocier avec ses prestataires».

Et, dans la mesure où l’Etat ne semble désormais plus enclin à verser un ariary pour essuyer ces dettes de la société, c’est à celle-ci que revient la tâche de les honorer. Mais il n’en est encore rien…

« Révision des contrats »

En lieu et place, le Président du conseil d’administration (PCA) de la société, Hyacinthe Befeno Todimanana, a fait valoir que «La révision des contrats avec les prestataires est inclus dans le business plan de la société. Car on a pu constater de nombreuses lacunes dans les précédents contrats. Ce qui a entraîné un important gouffre financier pour la compagnie. Comme ce fut le cas durant la Transition où la différence entre le prix à la pompe et le prix du litre du carburant acheté par la Jirama atteignait les 1 000 ariary».

La Jirama entend ainsi revoir les contrats conclus avec les opérateurs pétroliers en jouant la carte du plus gros client du marché pétrolier aval à Madagascar, étant entendu que la société consomme près de 40% des produits pétroliers mis sur le marché.

Qu’à cela ne tienne, la Jirama n’en réchappera pas et doit avant tout tenir compte de ses arriérés auprès des prestataires. A ce propos, le DG de la Jirama d’avancer que «L’amélioration de la capitale et la régularisation des dettes de la société fait partie des perspectives pour l’année 2018». Mais la situation devrait être réglée dans les plus brefs délais, sous peine de voir une fois de plus l’approvisionnement en carburant interrompu, avec tout ce que cela implique en termes de délestage, surtout en cette période cyclonique.

Haja R.

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