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Madagascar il y a 100 ans

Nos Betsimisaraka (2)

(Suite et fin.)

Eh bien ! il est fâcheux de constater que, jusqu’ici, l’Administration a réservé presque toutes ses faveurs à la race houve, qu’elle est pourtant obligée de surveiller sans relâche, à cause de son égoïsme héréditaire, qui accepte toutes nos bontés avec une sorte de rage sourde d’être forcée de tout tenir de nous.

Il est loin de notre pensée de vouloir inaugurer à Madagascar le système de l’antagonisme des races ; mais il est de notre devoir de plaider la cause de populations fidèles, dociles, qui se sont données spontanément à nous ; nous demandons que l’Imerina ne monopolise pas les bienfaits de la civilisation que la France a introduits à Madagascar ; nous en demandons une partie pour nos braves Malgaches de l’Est.

Il serait de simple équité que la grande École Le Myre de Vilers n’instruisît pas que la jeunesse des Hauts Plateaux ; il faut qu’elle reçoive un nombre de jeunes gens des races en rapport avec le chiffre du recensement des tribus. D’ici quelques années, il en résulterait de grands bienfaits pour toute la Colonie. Nous n’insisterons pas, chacun nous comprend.

Il faut aussi que les fonctionnaires européens cessent de se considérer comme en exil hors des hauts plateaux ; qu’ils cessent d’administrer en touristes pressés ; qu’ils se mettent, comme l’ont fait les colons, à pénétrer, à étudier les tribus de cet Est vaste, fertile, tranquille, qui compte le plus grand nombre de colons ; qu’enfin, ils AIMENT véritablement ces bons Noirs bons enfants, qu’ils entreprennent à leur égard une sorte de mission, ni confessionnelle, ni laïque, simplement civique. Et un grand progrès sera accompli.

Jean d’Ivondro.

Le Tamatave

Mort au champ d’honneur

Demet (Gaston), sous-lieutenant au 8e régiment d’infanterie coloniale. – Cité à l’ordre dans les termes suivants : « Le 9 mai, a vaillamment conduit sa section à l’assaut d’une position ennemie fortement organisée sous un barrage violent d’obus, de torpilles, de grenades, de mitrailleuses. Exemple de bravoure et de sang-froid. Mortellement blessé au cours de l’assaut. »

Le sous-lieutenant Demet était le fils de M. l’officier d’administration de 1re classe d’artillerie coloniale Demet, actuellement en service à la direction d’artillerie de Tananarive.

Journal officiel de Madagascar et Dépendances

www.bibliothequemalgache.com

 

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