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Recensement des électeurs : partis politiques et société civile sollicités

Recensement des électeurs : partis politiques et société civile sollicités

A quelques jours de la clôture provisoire de la révision annuelle de la liste électorale, les partis politiques et les membres de la société civile sont fortement sollicités par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pour les opérations de sensibilisation.

Un devoir que ces derniers semblent avoir oublié mais que le président de la Ceni, Hery Rakotomanana, n’a pas manqué de rappeler. «Les partis politiques et la société civile ont un rôle primordial dans la sensibilisation des électeurs et sont appelés à intégrer la Commission locale de recensement des électeurs (CLRE) auprès des fokontany», a-t-il indiqué hier à Androhibe, en marge de la rencontre entre la Ceni et les 192 chefs de fokontany de la capitale.

Ces derniers se sont d’ailleurs plaints du manque d’enthousiasme des électeurs à vérifier leur nom dans la liste électorale et justement à ce propos, la participation de la société civile et des partis politiques serait un atout. «Actuellement le nombre tourne autour de 10 à 20 électeurs par jour et ce sont les jeunes qui s’y précipitent», a indiqué un des chefs de fokontany. Néanmoins, le nombre d’électeurs a plus ou moins augmenté depuis le dernier arrêtage de la liste définitive, soit de 4,8% pour Antananarivo. La rencontre d’hier s’est alors focalisée sur la liste électorale 2016-2017, la participation des partis politiques et de la société civile dans la CLRE, mais également sur le déroulement de la révision annuelle de la liste électorale 2017-2018.

D’autre part, le patron de la Ceni a fait savoir que son organe se dit déjà prêt pour la présidentielle de cette année. «Il ne reste plus qu’à fixer la date étant donné que la Constitution prévoit déjà une fourchette entre le 25 novembre et le 25 décembre prochain», a-t-il expliqué. Pour ce qui est du budget, «La Ceni dispose déjà des 40 milliards d’ariary inscrits dans la loi de finances», a-t-il ajouté. Ce qui implique que la Ceni ne pourra organiser d’autres élections sans budget supplémentaire. «Pour l’heure, il n’est nullement question de référendum», a-t-il conclu.

Tahina Navalona

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