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Ici et ailleurs

Ici et ailleurs

De la diplomatie : la France, par le biais de son président de la République, a récemment offert un cheval à la Chine. Ce que les médias français appelle la «diplomatie du cheval» n’était qu’un des symboles qu’a voulu mettre en avant le Président français envers son homologue chinois, répondant ainsi à la diplomatie du panda de la Chine. La diplomatie du panda est une pratique utilisée par la Chine consistant à offrir des pandas géants en cadeau afin d’entamer des relations diplomatiques avec un nouveau pays ou d’améliorer celles déjà existantes. Le Panda est en effet considéré comme un «trésor national» et lorsqu’il est offert, un tel cadeau ne peut se refuser.

Depuis un moment, plusieurs pays offrent ainsi des animaux considérés comme un «trésor national» à leur homologue pour marquer le renforcement de la coopération. Plus proche de nous, avant sa disparition, le président libyen, Mouammar Kadhafi avait lui aussi offert des chameaux  à l’Afrique, y compris Madagascar. A Madagascar, on en est encore à la nomination des ambassadeurs, qui se fait aux compte-gouttes, alors que le monde maintient sa vitesse croisière.

Conjoncture: autre illustration que nous sommes encore très loin de la marche du monde,  la Banque mondiale vient de signaler son optimiste sur la croissance économique dans le monde cette année et ce, même si elle demeure réservée sur la capacité de la soutenir à long terme face à la tentation de protectionnisme et aux tensions géopolitiques. A ce titre, il apparaît que l’année 2018 a de bonnes chances d’être la première année depuis la crise financière où l’économie mondiale tournera à plein régime ou presque. La conjoncture internationale semble donc au beau fixe à ce propos.

Quid alors de la conjoncture à Madagascar ? En effet, alors que la reprise de la croissance mondiale est encourageante, Madagascar entame une année électorale sous haute tension. Et une année électorale n’est jamais à l’abri d’une crise, le pays risquera, encore une fois, de tomber dans l’impasse. Et pour cause, alors que le dépôt de candidature et l’examen des dossiers ne sont pas encore entamés qu’un prétendant à la présidence brandit une menace de crise s’il n’est pas retenu comme candidat. Ainsi, en dépit d’une embellie notée par les instances internationales, pour ce qui est de Madagascar, le pays est  encore loin de sortir de l’auberge.

Rakoto

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