Flash
Préc Suiv

Bonnne année et bon vent !

Bonnne année et bon vent !

L’année 2018 a été accueillie dans une ambiance à décoiffer plus d’un le week-end dernier, et cela n’est point un nouveau souffle pour la Grande île qui devra encore se préparer à refouler les caprices météorologiques durant les prochains mois. Inutile de dire qu’on est dans l’œil du cyclone et à en croire l’analyse des experts, ce n’est que la genèse de la saison cyclonique dans l’océan Indien. Il faut juste croiser les doigts pour que ces catastrophes naturelles (montée des eaux, ponts et routes coupés, éboulements,…) puissent être maîtrisées avant qu’elles ne fassent d’autres victimes.

Aussi étonnant soit-il, la capitale du Betsimisaraka (encore une fois), serait en proie à une épidémie de grippe pouvant être fatale pour une population déjà frappée de plein fouet par le passage du cyclone Ava ainsi que les impacts nocifs de la peste. Mais les responsables de la santé publique n’ont pas encore fait une quelconque déclaration y afférente. Il n’y a pas que la région Atsinanana qui fait face à cette situation. A l’heure où on glisse ces quelques lignes, les transporteurs font face à un autre problème. Toutes les routes nationales, ou presque, sont coupées et les voyageurs vivent un véritable calvaire.

Les paysans ne peuvent pas écouler leur marchandise et beaucoup de transporteurs sont condamnés à attendre un miracle si l’on ne cite que le cas du pont de Vohiposa qui vient d’être emporté par la crue. A ce sujet, les passagers pris au piège par cette catastrophe doivent décaisser au moins 10.000 ariary pour trouver de quoi se mettre sous la dent. Le prix du charbon (ndlr, une matière les plus utilisées par la majeure partie des citadins) a atteint la barre des 26.000 ariary dans plusieurs quartiers de la capitale. Pire, les commerçants craignent une grande pénurie et annoncent une tendance inflationniste au cas où les zones productrices restent isolées.

De leur côté, les politiciens mènent le débat sur des sujets moins importants tels la candidature ou non de certaines personnalités politiques pendant que le peuple broie du noir, au propre comme au figuré. Effectivement, inutile d’évoquer le délestage dans cette longue liste de problèmes qu’on doit affronter en 2018 et on ne peut que souhaiter bonne année et bon vent à celui qui dirigera le pays pour les quatre prochaines années. Mieux vaut tard que jamais.

Rojo N.

 

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique