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Accord politique et élection : le Président désavoue le PM

Accord politique et élection : le Président désavoue le PM

Que ce soit sur sa candidature à la prochaine présidentielle ou encore la mise en place d’un accord politique pour se préparer aux élections, par deux fois, le Chef de l’Etat ne semble pas sur la même ligne que le Premier ministre.

S’agissant de sa candidature à la présidentielle (ce qui est déjà un secret de polichinelle), le Chef de l’Etat a en effet souligné qu’il n’y pense pas encore. «Je n’ai jamais dit cela. Je suis un président en exercice et je continue d’assumer mes responsabilités. Ce n’est pas encore le moment», a-t-il répondu aux journalistes, à l’issue de la présentation de vœux, hier à Iavoloha.

Pourtant, lors d’une rencontre avec les membres du gouvernement, en début de semaine, le Premier ministre Olivier Mahafaly avait indiqué sur les ondes de la radio nationale que «Sans l’ombre d’un doute, le président sera candidat à sa propre succession».  Le Chef du gouvernement avait même lancé un message à l’endroit de son équipe en invitant à la solidarité. «Nous devons être solidaires pour parvenir à la victoire finale. Pour cela, gardons nos acquis (…).  Nous avons deux adversaires, la pauvreté et le camp d’en face», avait-il alors ajouté. Hier, le président a pour sa part indiqué que le moment n’est pas encore opportun pour évoquer ce sujet.

Accord politique

Par ailleurs, la discussion est close en ce qui concerne l’éventualité d’un accord politique. C’est durant son discours, lors de la présentation de vœux des Corps constitués et des Corps diplomatique, hier, que le président de la République Hery Rajaonarimampianina a donné son opinion sur le sujet.

«A quoi servirait une transition, à quoi servirait un accord politique. Le peuple a fait son choix en m’élisant à cette place», a scandé le chef de l’Etat. L’accord politique en question a été pourtant abordé par le Premier ministre à l’issue de la consultation des Organisations de la société civile, le 29 décembre pour se préparer aux élections à venir et contourner les dispositions de la Constitution, concernant notamment les articles 46 et 47.

Cependant, des acteurs politiques et une partie de la société civile estiment que dans la situation actuelle, il serait judicieux d’élaborer un accord politique en vue des élections. Et ils font référence aux projets de lois électorales. «Il n’y aura aucun risque de contestation en cas d’inclusivité des décisions relatives à la préparation des élections ainsi que de leur  déroulement. Même la fixation de la date des élections devra résulter d’un accord politique. Et la Haute cour constitutionnelle ne verrait sûrement aucun inconvénient, car il s’agit d’un accord politique», ont avancé les membres du Cercle de réflexion pour l’avenir de Madagascar (Cram)  dans leur communiqué de mercredi dernier. Et même le président du parti Tim a évoqué la possibilité de cet accord en déclarant que l’accord politique peut primer sur la loi en vigueur.

Rakoto        

 

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