Flash
Préc Suiv

Secteur halieutique : un avenir porteur pour l’algoculture

Secteur halieutique : un avenir porteur pour l’algoculture

De plus en plus d’opérateurs s’intéressent à l’exploitation des algues, vu l’important potentiel existant à Madagascar. On recense actuellement sept opérateurs privés qui tentent de développer des productions commerciales sur les littoraux malgaches, sauf qu’ils doivent encore faire face à plusieurs contraintes d’ordre technique, biologique et économique. Le ministère des Ressources halieutiques et de la pêche a annoncé officiellement la relance de l’algoculture dans quelques zones côtières de l’île en mai dernier. Cela, après une mise en veille de cette activité pour des raisons techniques. Car depuis 2010, cette filière est confrontée à des problèmes phytosanitaires qui ont fortement affecté la production d’algues dans le pays.

Aujourd’hui, seule une société s’est lancée dans la culture et la transformation de l’algue dans le  pays. Installée dans la région Diana, elle exporte jusqu’à 2 000 tonnes d’algue par an. Toutefois, la filière bénéficie de l’appui de plusieurs programmes depuis quelques années. Parmi ces initiatives, on peut citer le Programme régional pour la gestion durable des zones côtières des pays de l’océan Indien (ReCoMaP). C’est également le cas de la Compagnie de pêche frigorifique de Toliara (Copefrito) qui collabore actuellement avec plus de 400 algoculteurs répartis sur 200 km de côte et commence à exporter ces produits sur l’Europe.

Outre les retombées économiques, l’algoculture constitue également une alternative à la surpêche et présente plusieurs avantages environnementaux. La production annuelle d’algues au niveau mondial se chiffre en ce moment à 160 000 tonnes. L’Indonésie, les Philippines, la Tanzanie, le Vietnam et la Malaisie sont les principaux producteurs à l’échelle commerciale.

R.R.

 

Les commentaires sont fermées.