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Élections de 2018 : au bon vouloir de l’Exécutif

Élections de 2018 : au bon vouloir de l’Exécutif

Rien de rassurant, c’est toujours la même rengaine. Décidément, le gouvernement vient de relancer la valse-hésitation autour des élections. Hier au DLC à Anosy, le Premier ministre Olivier Mahafaly a réitéré que la présidentielle aura bel et bien lieu en 2018, mais en même temps, il jongle sur la modification de la Constitution évoquant même une possibilité d’un référendum.

A part le retour sur la table de consultations à propos des lois électorales, notamment celle de la présidentielle, les autres points de discorde restent flous surtout quand le chef du gouvernement annonce sans trop de précision que «2018 sera une année d’élections». Si  l’Exécutif éprouve des difficultés à tenir les deux tours de la présidentielle en un mois, serait-il faisable et réaliste devant le contexte actuel d’organiser  deux élections, (la présidentielle et  le référendum), voire trois en tenant compte des législatives, en une année? Encore une fois, le régime joue sur plusieurs tableaux.

Mais, à force d’explications, le Premier ministre sème davantage la confusion surtout auprès de l’opinion publique.  Certes, la présidentielle figure au programme, mais à l’entendre, ce scrutin de changement tant attendu par la population dépendrait en fait de la révision à tout prix de la Constitution.

Tourne autour du pot

«Comment est-ce possible d’organiser deux tours en un mois» a-t-il argumenté pour justifier la nécessité de retoucher le texte fondamental. Alors que la position des autres protagonistes a été plus que claire sur le sujet. Comme le président actuel est en fin de mandat, organiser la présidentielle sans nul besoin de réviser au préalable la Constitution devait être la priorité du régime. Le reste, c’est du discours nourri de calcul politique.

Et, il ne faut pas s’interroger pourquoi les dates de la présidentielle ne sont pas encore fixées, malgré la demande à maintes reprises de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).   La Présidentielle «tout court» ne convient pas au HVM d’autant qu’avant toute chose, elle est censée être inclusive. Et c’est l’un des sujets chauds qui va peser lourd dans le débat tout au long de cette série de consultations, contrairement au désir manifeste du régime de déceler  les éventuelles failles du texte fondamental.

D’ailleurs, plus d’un pense que les politiques et la société civile vont camper sur leur position : celle  de remettre au second plan la révision de la Constitution. Certains d’entre eux estiment même qu’il appartiendra au nouveau régime élu, à l’issue de la présidentielle de se pencher sur le sort de la Constitution.

Ces consultations ne sont qu’une parade car le régime a déjà une idée derrière la tête. Elles risquent même d’accoucher d’une souris. En fait, quand le Premier ministre a souligné qu’au final, il appartient aux parlementaires de trancher le nœud gordien, c’est qu’il faut s’attendre à tout car les deux chambres sont verrouillées par le parti au pouvoir.

Rakoto.

 

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