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Textes électoraux : Thierry Rakotonarivo regrette un flou

Textes électoraux :  Thierry Rakotonarivo regrette un flou

Invité de l’émission « Ambarao » sur Alliance 92 FM, hier, Thierry Rakotonarivo, vice-président de la Ceni a regretté le flou qui existe encore par rapport au calendrier électoral. Outre la date, le type d’élections n’est pas non plus déterminé.

Moins d’une année avant la fin du mandat présidentiel,  plusieurs points restent encore à éclaircir, dont le plus important concerne les textes électoraux. Il semble par ailleurs que l’Exécutif traîne les pieds autour de cette question. Hier, la rencontre entre les journalistes de la radio « Alliance 92 FM » et le numéro deux de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) avait tourné autour de ce sujet.

« La Ceni s’est fixée comme objectif principal l’instauration d’une gouvernance électorale crédible mais pour l’atteindre, ce n’est pas facile si le flou règne autour de cet objectif (…) », a-t-il soutenu. Il a mis en exergue le fait qu’aussi bien les règles que les dates demeurent jusqu’ici inconnues. « C’est très difficile d’organiser quelque chose dans le flou », a-t-il indiqué en faisant notamment allusion aux textes réglementaires relatifs aux consultations populaires.

Ayant fait l’objet d’un examen au niveau du gouvernement, à de nombreuses reprises, trois textes relatifs aux élections sont actuellement entre les mains de l’Exécutif. Il s’agit de la loi organique relative au régime général des élections et des référendums, celle sur l’élection du président de la République et l’autre concernant l’élection des députés à l’Assemblée nationale seront probablement remises à la Chambre basse. Sauf que ces lois électorales devraient être adoptées au niveau du Parlement. Ce qui n’est pas encore le cas  jusqu’ici.

Interrogations

Face aux journalistes d’Alliance 92 FM, le vice-président de la Ceni a pourtant insisté pour que le gouvernement sorte le plutôt possible ces textes. « Il faudrait aux moins huit mois avant les échéances électorales de 2018, soit en février », a-t-il plaidé. Il a en effet noté qu’ actuellement, « on ne sait pas encore le type d’élection à organiser. Est-ce que ce sera un référendum, des législatives anticipées, ou la présidentielle et les législatives en même temps ? », s’est-il interrogé.

Ces informations sont d’une importance capitale pour la concrétisation de scrutins crédibles et inclusifs, selon cet administrateur civil de formation pour mieux se préparer, tant pour la Ceni que pour les candidats dans le cadre des activités de la précampagne.

Certes, à la lecture de la fin du mandat du président de la République, la présidentielle devrait se tenir entre le 25 novembre et 25 décembre 2018 mais jusqu’ici, l’officialisation du calendrier est encore en attente. « Nous (la Ceni, ndlr) avons déjà demandé au gouvernement de proposer les textes y afférents avant février et au parlement de mettre en place un processus où toutes les parties prenantes seront présentes (…). Ce sont des lois qui vont régir des élections auxquelles prendront part de nombreux participants. Il faudrait donc que les parties prenantes se mettent d’accord en amont », a-t-il soutenu.

Sauf que, à l’allure où l’Exécutif étudie le texte, il est peu probable que les résultats soumis au Parlement feront l’unanimité. C’est d’ailleurs à ce titre que les acteurs politiques et les organisations de la société civile réunis au sein du Comité de vigilance démocratique pour les élections (CVDE) entendent faire pression au niveau du gouvernement pour que les lois électorales soient rendus publiques avant son adoption.

A entendre le vice-président de la Ceni, Thierry Rakotonarivo, hier,  ce flou risque  en tout cas d’impacter sur le taux de participation des citoyens au vote. Selon les observateurs, le taux de participation des électeurs ne cesse de diminuer car la population se désintéresse de plus en plus de la politique. « Pour autant, c’est pour cela que le gouvernement reste instable car les dirigeants sont mal élus », note les analystes politiques.

J.P

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