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Exportation de bois précieux : L’embargo toujours maintenu

Exportation de bois précieux : L’embargo toujours maintenu

Le secrétariat général de la Cites maintient l’embargo sur l’exportation de bois de rose et de bois d’ébène en provenance de Madagascar, en ayant constaté un manque de progrès dans la mise en œuvre du plan d’ action sur les bois précieux. Il s’agit d’une décision prise lors de la 69e réunion du comité permanent de la Cites qui s’est tenue du 27 novembre au 1er décembre, à Genève.

Madagascar est loin du compte concernant l’assainissement de la filière bois précieux. Il s’agit de la énième décision  du comité permanent de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), concernant le maintien de l’embargo sur la commercialisation et l’exportation des bois de rose et des bois d’ébène.

Le cas des bois précieux de Madagascar a suscité de longues discussions durant la réunion du comité permanent de la Cites. Une session a été consacrée aux questions spécifiques à ces espèces, dont le bois d’ébène, le palissandre et le bois de rose, rapporte le WWF.

A ce sujet, la directrice du WWF à Madagascar, Nanie Ratsifandrihamanana, a souligné hier que «Pour le WWF, il s’agit d’une sage décision à soutenir. Les autorités sont appelées à redoubler d’efforts dans la mise en œuvre du plan d’action, en particulier dans l’application des lois en vigueur concernant l’exploitation illicite de ces espèces et les auteurs de ces faits», comme l’a indiqué

Aucun progrès

La mise en œuvre du plan d’action de la Cites, relatif aux bois de rose et bois d’ébène, a été annoncée durant le Conseil du Gouvernement du 22 août dernier. Il s’agit des gages tangibles pour assainir la filière à Madagascar. Mais aucun détail n’a été apporté à ce sujet.

Si on se réfère aux principales recommandations de la Cites, celles-ci portent sur l’inventaire, le marquage et la sécurisation des stocks de bois de rose, la mise en vigueur de la loi relative à la chaîne spéciale contre le trafic de bois précieux et la dénonciation des gros bonnets impliqués dans ce trafic. Mais jusque-là, seul l’inventaire des stocks a été fait par Madagascar, cela en dépit des vives critiques reçues par le Gouvernement.

Pour rappel, depuis l’année 2013, le bois de rose et le bois d’ébène sont inscrits dans l’Annexe II de la convention de la Cites et figurent sur la liste des espèces qui pourraient être menacées si le commerce de leurs spécimens n’étaient pas étroitement contrôlés.

Riana R.

 

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