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Agriculture urbaine : Garante de la sécurité alimentaire

Agriculture urbaine : Garante de la sécurité alimentaire

L’agriculture, urbaine et périurbaine, disparait-elle progressivement face à l’urbanisation ou, au contraire, résiste-t-elle et se transforme ? C’est la question à laquelle le Centre de coopération internationale en recherches agronomiques pour le développement (Cirad) cherche à donner réponse dans son projet de recherches.

L’agriculture urbaine reste très importante  à Antananarivo et ce, malgré une forte croissance démographique relatif à un besoin énorme en logements. Les chiffres du Cirad à Madagascar montrent qu’un tiers des superficies (36%) de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) est constitué de terres agricoles. De même, le grand Tana (la CUA avec les 37 communes environnantes) forme une ceinture verte avec près de 50% des terres cultivées.

Perrine Burnod, chercheur au Cirad, a même constaté une croissance des superficies cultivées, «ce qui prouve que l’on assiste plutôt à un dynamisme de cette agriculture étant donné que la ville demande beaucoup de produits en quantité et en diversité. Cela donne des opportunités aux agriculteurs, il faut voir aussi qu’il y a des filières qui se développent fortement comme l’aviculture».

L’atout pour Antananarivo réside dans la proximité des produits et le coût de transport qui est moindre, contrairement aux autres villes. Et comme l’absence de chaînes de froid fait défaut dans ce domaine, une forte demande quotidienne oblige les opérateurs à produire davantage.

En effet, l’agriculture urbaine semble contribuer grandement à la sécurité alimentaire de la ville en fournissant la grande majorité des produits frais (légumes, brèdes, agrumes, œufs, lait, poulets) et également du riz. A titre d’exemple, l’agriculture périurbaine fournit 80% des tomates consommées à la capitale, selon toujours les chiffres du Cirad.

Actions locales, petits plans locaux

Des dynamiques sont actuellement en cours pour mieux penser à l’aménagement de la ville et la place de l’agriculture (plans d’urbanisme) et aménager les quartiers (association de fokontany contre les remblais), mais elles méritent d’être mieux connues et partagées avec l’ensemble de la population.

«Pour justement concilier les différentes activités du territoire, le plan d’urbanisme en cours de mise à jour. Nous nous intéressons également à mettre en évidence les actions locales, les petits plans locaux, notamment au niveau des fokontany», a indiqué Perrine Burnod.

Certes, l’agriculture urbaine est dynamique, mais la pression de la ville peut constituer un obstacle. Face à cette situation, Cirad mène des enquêtes sur le terrain et élabore des cartes pour identifier les zones où l’agriculture est dynamique et résistante, mais aussi de voir à quel endroit il y a des conflits d’usage (besoins de logements et d’infrastructures…) et comment peut-on gérer la situation.

Après une première phase de conception portée par le Cirad et l’Inra en septembre dernier, le projet a bénéficié des orientations et conseils des partenaires malgaches lors de l’atelier de lancement qui s’est tenu à l’hôtel Panaroma Andrainarivo, vendredi dernier.

Arh.

 

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