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Chronique : Modification des objets de promesse

Le pays est tombé bien bas, la population a perdu ses illusions, les gouvernants … ? Aucune situation ne peut dissuader presque tous ceux qui parviennent au pouvoir, de la prétention à se croire les meilleurs en tout. Le problème du riz devrait pourtant suffire à inviter ceux d’hier et d’aujourd’hui à raser les murs.Malgré l’étendue des terres cultivables, malgré une tradition rizicultrice de toutes les régions, malgré la demande croissante de riz, aliment de base de prédilection de toutes les populations de l’Île, malgré les promesses répétées, depuis cinquante ans la succession de Champions qui se sont relayés au pouvoir n’a pu réaliser une autonomie de production propre à satisfaire les besoins de consommation intérieure. Pire au fur et à mesure il y a de plus en plus loin de la coupe aux lèvres : les écarts se creusent, les besoins s’envolent la production stagne voire recule. Comment assumer l’indépendance lorsque l’on ne parvient pas à assurer la production de l’aliment de base dont se nourrit la population ?

L’autosuffisance apparait désormais comme un mirage, plus personne n’y croit. Désormais la fuite en avant doit se poursuivre, les besoins augmentent en conséquence de la croissance démographique. Il en faut plus pour  désarçonner les politiciens au pouvoir. Comme les pauvres qui n’ont pas assez de langes pour changer un enfant dont la couche est mouillée, le pouvoir retourne la culotte des promesses : « vous voulez du riz ? On va doubler le tonnage des importations ». Facile ! Comme si ça ne devait produire aucune répercussion économique. Comme si l’on avait perdu tout amour-propre jusqu’à en oublier le respect de soi.

Des abandons significatifs du contraire de ce développement que l’on chante comme objectif. Il serait bien grave et très triste d’avoir à reconnaitre définitifs les abandons de ce genre, qu’il soit question d’objectif à atteindre ou de valeur à cultiver. La question mérite du sérieux : cela n’exige-t-il pas un changement fondamental de gouvernance ? Changement qui à son tour ne requerrait-il pas  une transformation radicale de mentalité ? On en arrive immanquablement à la question qui fâche parce qu’elle tue ou au moins disqualifie : ces gens-là accepteraient-ils et seraient-ils capables de changer de mentalité ? La réponse se trouve dans le préambule de la question.

Léo Raz

 

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