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Coalition des partis au Colbert : Marc Ravalomanana joue les trouble-fêtes

Coalition des partis au Colbert : Marc Ravalomanana joue  les trouble-fêtes

Après avoir signé un accord avec une trentaine de partis pour faire front commun contre la mainmise du régime sur l’avant-projet de lois électorales, notamment le texte sur la présidentielle, le Tim de Marc Ravalomanana tourne déjà casaque et se lance dans une fuite en avant.

Au total 35 partis ont formé un nouveau bloc pour exiger haut et fort du régime une transparence totale sur la finalisation de la réforme des lois électorales. Le Tim en faisait partie et a signé à travers Marc Ravalomanana ledit accord. Et dans le dessein de mettre davantage la pression sur le régime, cette nouvelle coalisation a même fait appel au soutien de la communauté internationale. Mais ce qui vient de se passer vendredi dernier lors de l’énième rencontre des partis à l’hôtel Colbert a étonné plus d’un.

Ravalo fait faux bond

Demander une audience auprès du président de la République pour réclamer un dialogue national à propos de la modification des lois électorales n’a jamais fait partie du plan et de l’accord, même si cela cadre dans les recommandations de l’Union africaine. Mais c’était en fait la proposition de Marc Ravalomanana, qui a largement été réfutée par la coalition. D’ailleurs, en entendant une telle idée incongrue, les membres du front ont préféré sortir de la salle.

Que cache ce «désengagement» de l’ancien président ? Pour les uns, Ravalo veut conclure seul un accord politique avec le régime HVM. Et pour y arriver, il fallait d’abord créer la scission au sein de la coalition.  Les autres disent que dès le début de cette rencontre jusqu’à l’élaboration des trois articles phares du commun accord, Marc Ravalomanana a déjà essayé de donner le change sans y arriver.

En tant que chef de parti signataire, Ravalo est en train de tourner sa veste. Visiblement, sa démarche n’est pas crédible aux yeux de tous les partis de la coalition. Personne n’est crédule à ce point et autant dire que son projet a été tué dans l’œuf.  Rappelons que l’accord stipule que les chefs de parti  s’engagent à «garder une forte solidarité jusqu’à l’aboutissement de leurs objectifs».

Rakoto

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