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Insécurité, inflation : Le pouvoir aux abonnés absents

Le régime se prépare déjà à la présidentielle de 2018, alors qu’il n’arrive pas,  à maîtriser la plupart des défis auxquels il devrait fait face. Hausse du prix des denrées de première nécessité, risque de confrontation entre magistrats et forces de l’ordre… en sont quelques illustrations.

Après quelques députés, c’est au tour des intellectuels de lancer un appel à responsabilité face à cette situation dégradante. En effet, des professionnels, dont des professeurs et des étudiants en économie, se sont manifestés hier à l’Université d’Ambohitsaina.

Une façon pour les intellectuels d’interpeller les autorités sur la situation socioéconomique dans le pays, notamment la tendance inflationniste qui inquiète la population, ces temps-ci. «Nous invitons les citoyens à prendre leurs responsabilités face au contexte qui prévaut dans le pays», notent les responsables de cette manifestation face à la presse.

En réalité, au-delà de cette alerte des enseignants par rapport à la hausse des prix de divers produits, c’est la situation en général qui se dégrade. Et pour cause, les préparatifs électoraux importent plus sur les autres problèmes touchant de près le quotidien de la population. A titre d’illustration, le parti au pouvoir est maintenant à la manœuvre pour préparer son congrès régional à Antsiranana. Pendant ce temps, l’insécurité continue de plus belle.

Dysfonctionnement

A chaque session parlementaire, le sujet est abordé par les députés mais jusqu’ici, aucune amélioration n’a été constatée. Le 9 novembre dernier, une rencontre spéciale entre les élus et les ministres concernés par la question s’est déroulée à l’Assemblée nationale. Mais au bout du compte, la rencontre s’est focalisée sur des lamentations et des appels à l’aide. Les solutions concrètes n’ont pas été apportées et ce, alors que les élus ont, tour à tour, pointé du doigt les représentants de l’Etat comme la justice ou encore les forces de l’ordre.

Par rapport à ces dernières, un dysfonctionnement qui a failli dégénérer a été constaté ces derniers temps, à propos du conflit opposant les magistrats et la gendarmerie de la ville de Toamasina suite à une affaire de jets de pierres.

«En réponse à ce qui se passe présentement au niveau de la juridiction de Tamatave, le strict respect de la hiérarchie et des procédures judiciaires, mais surtout de l’indépendance de la justice doit être de rigueur de la part des autorités politiques mais aussi venant des officiers de police judiciaire», a réagi, à ce propos, le juriste Herilaza Imbiki. En fait, l’intervention du président du Sénat sur cette affaire a fait tiquer bon nombre d’observateurs, alors que le premier responsable de l’administration, le Chef du gouvernement, a brillé par son absence.

Rakoto

 

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