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Accès aux avant-projets de loi électoraux : 35 partis mettent la pression

Accès aux avant-projets de loi électoraux : 35 partis mettent la pression

Face au monopole étatique relatif  à l’élaboration des lois électorales, 35 partis politiques se coalisent à l’issue d’une réunion tenue hier à Antaninarenina. Un accord a été élaboré sans l’engagement du HVM qui a snobé cette rencontre.

Même revendications, même motivations pour un même objectif. Celui de pouvoir instaurer à Madagascar une vraie démocratie, une bonne gouvernance et un Etat de droit. C’est dans cette perspective que 35 chefs de parti ont organisé cette rencontre au cours de laquelle ils ont rédigé un accord commun.

A l’unanimité, ces partis politiques dénoncent cette mainmise qui risque de porter atteinte non seulement à la stabilité politique, mais surtout à la sûreté de la nation.

«Le pouvoir insiste toujours à prendre des mesures unilatéralistes, malgré les efforts de tous les partis politiques et les organisations de la société civile, depuis les concertations régionales et nationales et le rapport présenté par le comité de consultation pour la réflexion et la proposition d’encadrement de la loi électorale, en partenariat avec le comité de suivi du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). A ce profil nébuleux s’ajoutent toutes les défaillances et les violations répétées des textes en vigueur, notamment la Constitution», ont-ils martelé dans l’accord.

Des revendications justifiées

Les principes généraux de cet accord se focalisent sur plusieurs revendications qui exigent la neutralité des forces armées et de l’administration. On cite le dialogue et l’élaboration conjointe de tous les textes relatifs aux scrutins, les élections inclusives, la transparence, la vérité des urnes, la sincérité des votes…

 «Nous avons entendu les réponses du Premier ministre, des réponses qui ne nous convainquent pas. Nous exigeons un code consensuel. Où est le problème si nous jetons un œil à l’avant-projet. Nous acquiesçons comme quoi nous ne faisons pas la loi mais en tant que citoyen nous avons le droit de savoir ce que nous réserve ce code. Si il répond à notre objectif, il pourra être soumis à l’adoption, si ce n’est pas le cas, alors nous allons émettre une fois encore nos suggestions», a expliqué Ihanta Randriamandranto du parti Teza.

Dans ce même communiqué, ils exigent le respect sans faille de la Constitution et en particulier le mandat d’un président élu qui ne devra pas dépasser cinq ans sans oublier que la tenue de la présidentielle en 2018.

Des engagements

Les chefs de parti présents à la réunion se sont engagés, à travers trois articles. «L’exercice du pouvoir doit se faire dans l’intérêt exclusif du peuple, pour construire et entretenir une société où l’intérêt général prime sur toute autre considération», stipule le premier. .

Quant au second article, il parle que «la liberté d’expression, la pluralité politique, le dialogue sont des valeurs fondamentales de la République. Toute tentative d’entrave, de détournement ou de contournement de ces valeurs et de tous les principes susdits est une trahison envers la Nation».

«Nous nous accordons que chaque parti signataire du présent pacte, s’engage  à respecter les disciplines, les règles de jeux et la consensualité dans l’application des décisions communes, et à former un front uni des forces vives jusqu’à l’instauration de la vraie démocratie pour l’intérêt du peuple Malagasy, à prendre toutes les dispositions nécessaires pour trouver des solutions qui n’entraineront pas une crise pré et postélectorales, à prendre ses responsabilités pour épargner aux peuples Malagasy les conséquences désastreuses d’une crise sans précédent ; – à garder une forte solidarité jusqu’à l’aboutissement de nos objectifs».  Tel est l’objet de l’engagement de ces chefs de parti, dans le troisième article.

Nadia

 

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