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Consolidation de la paix dans le sud : les Nations unies allouent 5 millions USD

Consolidation de la paix dans le sud : les Nations unies allouent 5 millions USD

Longtemps ignoré, voire occulté, par les régimes qui se sont succédé, le problème d’insécurité dans le Sud sera résolu en partie après le lancement de deux grands projets initiés par les Nations unies.

Une lueur d’espoir pour la population du Grand sud. Intitulés respectivement « Renforcement de l’autorité de l’Etat dans le Sud » (RAES) et « Appui aux mécanismes endogènes pour le dialogue communautaire et à l’amélioration des conditions économiques des populations vulnérables », les deux projets des Nations unies visent particulièrement les communautés affectées par le phénomène dahalo. En vue de les réaliser, les Nations unies entendent consacrer 5 millions de dollars.

Le coût total du premier projet, soutenu conjointement par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et l’Organisation  internationale pour les migrations (OIM), s’élève à 2 millions de dollars. Etant donné que la plupart des zones d’intervention (se trouvant dans les régions Ihorombe, Anosy et Androy) sont souvent sous la coupe des bandits de grand chemin, le volet sécurité a été priorisé. Il consiste, en premier lieu, à implanter ou réhabiliter 5 postes avancés de gendarmerie autour des deux pôles pilotes de Tsivory et Betroka, ainsi qu’en la dotation de matériels logistiques et opérationnels (informatique, bureautique et d’autres matériels, panneaux solaires et uniformes, ou radios, téléphones et matériel roulant) pour chaque poste ciblé.

Renforcement de capacités

En outre, l’on sait que les capacités des éléments des unités territoriales de gendarmerie et des Unités spéciales antidahalo (Usad), en matière d’intervention et d’opérations, l’intégrité, l’éthique professionnelle, le respect des droits humains et le genre,

la collecte de renseignements et l’analyse des informations seront appuyés par différentes formations. Par ailleurs, en vue de renforcer la confiance entre les forces de l’ordre et la population et aussi dans le but de les rapprocher davantage, des infrastructures récréatives seront construites.

Rapprocher la population des services publics administratifs et juridiques

En deuxième lieu, le projet vise à mettre en place des dispositifs de proximité dont l’objectif est de rapprocher la population des services publics administratifs et juridiques. Ces dispositifs se matérialiseront par la réhabilitation du tribunal de Première instance de Betroka. Des audiences foraines des cours criminelles pour les juridictions de Betroka et d’Ihosy seront également organisées. L’on apprend aussi que deux cliniques juridiques (Trano Aro Zo) seront implantées à Betroka et Ihosy.

Ainsi, les populations du Grand sud ressentiront-elles une sécurité accrue étant donné que les forces de l’ordre seront présentes à leurs côtés et seront en mesure d’assurer l’État de droit et la stabilité.

Amélioration des conditions économiques

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds d’équipement des Nations unies, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), joueront un rôle clé dans la réalisation du deuxième projet « Appui aux mécanismes endogènes pour le dialogue communautaire et à l’amélioration des conditions économiques des populations vulnérables », dont le coût total s’élève à 3 millions de dollars.

Les actions et les activités qui seront menées dans le cadre de sa réalisation permettront d’intégrer les femmes et les jeunes marginalisés dans la dynamique socio-économique et aussi de renforcer leur participation dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. En effet, la promotion et l’appui des rituels et mécanisme de réconciliation, ouvriront, à coup sûr, une voie menant à un processus de pardon et de réconciliation communautaire. Des activités agro-pastorales impliquant 8 000 ménages, 1 000 bénéficiaires dans chaque commune d’intervention, seront mises en œuvre. Des résultats probants en sont attendus car le projet permettra de réduire la vulnérabilité des jeunes à se faire enrôler dans les groupes de dahalo. Le projet intégrera aussi des programmes d’alphabétisation des jeunes.

L’on sait que les deux grands projets sont prévus démarrer au mois de novembre 2017 pour être achevés en décembre 2018.

Mparany

 

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