Flash
Préc Suiv

Tsimbazaza : le bureau permanent menacé de destitution

Tsimbazaza : le bureau permanent menacé  de destitution

Coup d’Etat interne à Tsimbazaza ? Une rumeur de destitution des membres du bureau permanent (BP) plane à nouveau à l’Assemblée nationale. Des députés ont tenu une réunion hier sur place pour fomenter cette action qui devrait se dérouler ce jour.

Après le Sénat, c’est au tour de l’Assemblée nationale. Les 12 membres du bureau permanent sont de nouveau sur la sellette. Des députés issus des partisans du régime actuel se sont réunis hier dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Et si l’objectif de la rencontre a été de revendiquer une hausse du fonds pour le comité local de développement (CLD) et une franchise douanière pour les voitures 4X4, il s’est soldé par une action en faveur de la destitution du bureau permanent.

«C’est toujours la même rengaine lorsque nous sommes en phase d’étude d’un grand projet de Loi. La menace de destitution du BP est une forme de pression pour obtenir des avantages ? Et cette fois-ci, c’est la hausse du carburant et les voitures 4X4 qui sont au cœur des revendications»,  a expliqué un membre du bureau permanent.

Motif

Selon les explications de ce membre du bureau permanent, cette action est prévue se dérouler ce jour. «L’article 74 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale stipule que les membres du bureau permanent peuvent être démis de leurs fonctions respectives pour motif grave par un vote secret des deux tiers des députés soit 101 députés», a précisé par la suite la vice-présidente d’Antanananarivo, Hanitra Razafimanantsoa. «Nous n’avons rien à dire mais attendons de voir ce qui va se passer ce jour», a-t-elle conclu.

En tout cas, l’ambiance d’aujourd’hui risque d’être électrique. Avec l’examen de la LFI et ce projet de destitution, les yeux seront rivés à Tsimbazaza. Joint au téléphone hier dans la soirée, le député du Ve arrondissement Naivo Raholdina assure pour sa part n’avoir jamais entendu parler de cette affaire.

«Jusqu’ici, je n’ai jamais entendu parler d’une destitution du bureau permanent de l’Assemblée nationale (…). A ma connaissance, il n’y a jamais eu de résolution allant dans ce sens au niveau de la Chambre basse», a-t-il déclaré.

D’après lui, c’est seulement après une résolution adoptée par ses pairs qu’il pourrait se prononcer sur la faisabilité d’une telle initiative. En tout cas, comme prévu, depuis le début de la deuxième session de la Chambre basse, cette institution est devenue le centre de tous les rumeurs et autres supputations.

Rakoto

 

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique