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Troubles lies au « vaccin de peste » : quand l’école fait peur

Troubles lies au « vaccin de peste »  : quand l’école fait peur

 La scène de panique d’avant-hier, suite à une rumeur sur la vaccination anti-peste dans les écoles, a suffi à créer la phobie dans les écoles. Angoissés, des élèves dans des établissements scolaires dans la capitale n’ont pas regané les bancs de l’école, hier.

 Absence record. Plus de 30% des élèves ont manqué à l’appel hier au CEG d’Anosibe. « C’est la première fois que cela arrive, même lors des durs moments de période de soudure, entre le mois de décembre et janvier, où le taux d’absentéisme ne dépassait  pas 5% », a déclaré le directeur de cet établissement, Hasiniaina Randrianarivo hier, lors d’une interview sur les lieux. Le même scénario s’est produit également  dans d‘autres établissements, notamment à l’EPP Antandrokomby ou encore l’EPP Ambohipo.

« Traumatisé, l’un de mes enfants, en classe de 4e ne voulait pas aller à l’école ce jour (ndlr hier). J’ai pris la décision de ne pas y envoyer mon autre enfant, encore en bas âge », a déclaré Alphonsine Ravaonomenjanahary, habitante d’Anosibe.

Même témoignage venant d’un père de famille issu du même quartier qui a un fils âgé de 4 ans.  « Tout cela a créé un climat de peur chez les élèves. Ils craignent que les troubles d’avant-hier se reproduisent», a soutenu le directeur du CEG Anosibe.

Lors d’une réunion des parents qui s’est tenue sur place, ce responsable a tenu à rassurer les parents. Tant que leurs enfants se trouvent  dans l’enceinte de l’établissement, il n’y a pas à craindre. Des éléments des forces de l’ordre, qui ont fait le tour des établissements, étaient prêts à intervenir en cas d’éventuelles troubles.

Deux enfants hospitalisés

La circonstance d’avant-hier a failli coûter la vie à deux enfants, une fillette de 7 ans et un garçon de 5 ans dans le quartier d’Anosibe, qui ont été respectivement victimes de fracture de clavicule et d’œdème multiple.

« Ayant été bousculés par les gens, qui ont couru dans tous les sens pour ramener leurs enfants chez eux, ils ont été par piétinés dans la bousculade qui s’en est suivie », a informé le directeur de la Promotion de la santé (DPS) au sein du ministère de tutelle, le Dr. Manitra Rakotoarivony.

Heureusement que ces enfants, qui étaient prises en charge gratuitement au sein d’un hôpital de la capitale, sont hors de danger. Ce responsable reconnaît que la réinsertion des élèves à l’école, notamment ceux qui ont été traumatisés, n’est pas chose aisée. Pour y arriver, « le ministère de la Santé, en collaboration avec le ministère de l’Education nationale (Men), prépare leur prise en charge psychologique », a-t-il conclu.

Fahranarison

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