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PLF 2018 : une adoption en catimini à craindre

PLF 2018  : une adoption en catimini à craindre

L’Organisation de la société civile dénonce le retard dans la publication du texte relatif au projet de Loi des finances 2018 pour être accessible à tout public, alors que les travaux de commission ont déjà débuté au  niveau de la Chambre basse.

 « Cela découle de l’absence de transparence et de redevabilité sociale venant du Gouvernement », affirme le Collectif des citoyens et organisations citoyennes (CCOC). D’autant que l’année 2018 est une année électorale.

En fait, dix jours après la date limite légale de dépôt, le projet de Loi de finances (PLF) 2018 n’est pas toujours accessible au public et ne peut être consulté pour la simple raison qu’il ne figure même sur le site du ministère des Finances et du budget. Toutes les parties prenantes, entre autres, le citoyen malgache et les organisations de la société civile, s’interrogent s’ils n’ont pas voix au chapitre sur le budget de l’Etat pour le compte de 2018.

Trois mois avant

«  Le PLF doit pourtant être accessible à tout public au moins trois mois avant le début de l’année concernée, selon les normes internationales. Il s’agit du droit légitime», a avancé le président du CCOC, Jean Pierre Rakotofiringa, joint au téléphone hier.

Cette organisation de la société civile a aussi précisé dans une note publiée hier que « la société civile n’a eu de cesse depuis trois années de suite de réclamer la disponibilité du PLF en amont afin que les citoyens puissent s’exprimer et en débattre avant son dépôt auprès du Parlement ».

Année électorale

D’après les explications reçues, la société civile a déjà interpellé la Direction générale du budget sur l’indisponibilité de ce texte au niveau du public. « Les raisons n’ont pas été réellement avancées. Mais toujours est-il que cette situation n’est pas normale. D’autant que l’année 2018 est une année électorale. Nous craignons donc que le projet de loi soit adopté en catimini au niveau du Parlement », a poursuivi Jean Pierre Rakotofiringa.

Le CCOC a pourtant noté les efforts du Gouvernement l’an dernier, en publiant le PLF 2017 en même temps que son dépôt à l’Assemblée nationale, le 31 octobre 2016. « Si la société civile a reconnu les efforts faits en matière de transparence durant ces deux dernières années et qui ont été récompensés par une amélioration notable de l’IBO, ce retard de publication est fort préjudiciable pour deux raisons, notamment l’impossibilité pour les citoyens et les OSC d’analyser le PLF, d’émettre leurs recommandations et ainsi, de mieux interpeller les parlementaires et la mauvaise perception des citoyens de la transparence », peut-on lire dans la note du CCOC.  La société civile recommande de ce fait à ce que le PLF 2018 soit rapidement mis en ligne.

Rakoto

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