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Flambée du prix du riz : la baisse n’est pas pour demain

Flambée du prix du riz : la baisse n’est pas pour demain

Ces dernières semaines, le prix du riz n’a cessé d’augmenter. Sur le marché de gros d’Anosibe, le kilo des riz locaux a largement dépassé la barre des 2.000 ariary. Une situation qui inquiète plus d’un.

A ce rythme, il serait difficile de s’attendre à ce que le prix du riz local soit vendu en dessous de 2000 ariary avant la fin de l’année. Dans la journée d’hier, le makalioka a coûté 2.170 ariary/kg sur le marché de gros d’Anosibe, le vary gasy ou vary zanatany à 2.140 ariary/kg et les semences 2.040 ariary/kg.

Le prix du riz importé a varié entre 81.000 et 100.000 ariary le sac de 50 kilos. Sur les marchés de détails d’Antananarivo, le kilo du vary gasy et du makalioka a atteint les 2 200 ariary. Des riz qui se sont achetés pourtant à 1.800 ariary/kg, il y a deux mois de cela.

Qui profite de l’actuelle flambée du prix du riz ? En l’espace de quelques semaines, force est de constater que le kilo du riz local est de plus en plus sensible à la hausse. Paradoxalement, plus le volume du riz importé a doublé, plus le coût du riz local, notamment le Makalioka n’est pas à la portée de toutes les bourses. Spéculation ou manque de suivi et de contrôle ? Une chose est sûre, les responsables ont du mal à régulariser le prix sur le marché. Et si cette hausse vertigineuse continue, le riz deviendra un produit de luxe.

Chabani Nourdine, ministre du Commerce et de la consommation, a admis lors d’une rencontre avec la presse, hier, que «La production nationale actuelle est insuffisante et les catastrophes naturelles n’ont pas épargné la filière cette année, obligeant les opérateurs à augmenter le volume d’importation de riz».

La sécheresse a touché les principales régions productrices, notamment l’Alaotra Mangoro, considérée comme le grenier à riz du pays. Dans le Nord et Nord-est de la Grande île, surtout dans la Sava, le cyclone Enawo a détruit 80% des rizières au mois de mars dernier.

De plus, les opérateurs se donnent la latitude de fixer le prix de vente sur le marché, vu que la denrée n’est pas disponible en tout temps et que le prix est  déjà élevé au niveau des producteurs eux-mêmes.

Importation massive

Un manque considérable reste à combler pour faire face à la période de soudure qui a débuté le mois dernier et qui s’étend jusqu’au mois d’avril. Pour éviter la pénurie et revenir à un prix abordable, le ministre en charge du Commerce mise sur une importation massive.

«Les besoins sont estimés à 136.000 tonnes d’ici la fin de l’année, mais nous ne les avons pas», a indiqué le ministre au début du mois d’octobre. En tout, Madagascar aura importé près de 400.000 tonnes de riz cette année contre 250.000 habituellement. Plus de deux millions de tonnes de riz par an sont consommées dans l’ensemble du territoire. Par ailleurs, le besoin journalier de la capitale est estimé à 500 tonnes, selon les chiffres évoqués par Chabani Nourdine.

L’Etat entend mettre la main sur la régularisation des prix sur l’ensemble du marché. Cependant, en pleine période de soudure et à l’approche des fêtes de fin d’année, plus d’un déclare être sceptique  quant à une éventuelle diminution de prix étant donné également que la demande augmente sans cesse.

Arh.

 

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