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Chronique : Energie – le temps d’opérer un choix

L’expérience suffirait à convaincre les gouvernants que la politique à la petite semaine a fait son temps. Les prétentions exprimées dans des promesses sur ses capacités à produire des miracles se présentent rapidement tels des boomerangs pour vite se  retourner contre tout vaniteux.

A réfléchir de façon objective avec le sérieux que mérite entre autre le problème de l’énergie, à en envisager la solution à échéance de plusieurs années voire décennies, toute déclinaison de délai en jours, en semaine, en mois, relèverait d’une légère fatuité. En tout domaine, il est temps d’arrêter de procéder par de géniales improvisations avec de simples bouts de ficelle. Le problème demeure, voire s’aggrave, (cf. le phénomène dahalo), les opérations se succèdent les unes aussi budgétivores que les autres avec ici un coût humain dont on ignore le bilan.

Sur la question de l’énergie électrique, rien de brillant. La solution thermique dans laquelle on se distingue et s’entête, est hors de prix en rapport au niveau de vie, on a vite fait d’en atteindre le seuil de rupture, pas étonnant que la politique actuelle subisse un cuisant échec par manque de courage et par excès de prétention. On peut considérer population suffisamment adulte pour entendre dire la nécessité d’attendre, à condition que les responsables parviennent à persuader de leur sérieux pour avoir pensé la question en profondeur, bien en avoir étudié les possibilités de solution, afin de faire le bon choix.

Aux feux les centrales thermiques, dépassées eu égard au rapport gourmandise/productivité.

De moins en moins évident le mythe autour de l’énergie solaire et de l’énergie éolienne. Energies toutes deux renouvelables, mais dont le coût des accumulateurs est excessivement coûteux. La fabrique de ceux-ci, par une destruction de la nature et par un mode d’extraction humainement indigne, présente une facture au moins aussi lourde  que celle de l’exploitation des énergies fossiles.

Reste l’énergie hydraulique. Le pays compte d’énormes réserves dont on n’a exploité et n’a projeté d’exploiter que moins de dix pour cent.

Il y a de la marge si on arrive à surmonter l’inclination à recourir au plus facile uniquement pour monter des spectacles de gesticulations, il y a de l’espoir si décollant d’une mentalité de lucre égoïste l’on peut tabler sur une élévation de l’esprit tendant vers l’honnêteté.

Léo Raz

 

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