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Sur « Ambarao » : Ndranto Razakamanarina, «Madagascar manque de vision…»

Sur « Ambarao »  : Ndranto Razakamanarina, «Madagascar manque de vision…»

Ndranto Razakamanarina, président de l’ Alliance Voahary Gasy (AVG), a été l’invité de l’ émission hebdomadaire «Ambarao» sur Alliance 92, hier. Une occasion pour ce responsable de la société civile de faire un état des lieux sur la santé environnementale du pays.

Ndranto Razakamanarina dresse un constat selon lequel Madagascar a toujours prôné ses richesses environnementales mais n’a jamais su, surtout après l’ Indépendance, adapter sa politique de développement en valorisant son capital naturel.

«Nous avons toujours séparé la politique environnementale de conservation du développement réel du pays. Il n’y a pas de vision nationale pour le développement et la gestion durable des ressources naturelles. Nous sommes présents partout avec les divers conventions et accords signés mais il faudrait les adapter à une vision de développement durable», a-t-il soulevé avant d’ajouter : «Nous avons aujourd’hui des plans quinquennaux taillés aux besoins de celui qui dirige mais nous ne sommes jamais arrivés à établir un référentiel intersectoriel, multiacteur sur une durée assez longue».

Selon toujours notre interlocuteur, «Madagascar dispose de tout un arsenal de lois et textes relatifs à la protection de l’ environnement mais le manque de visions en amont et la non application de ces textes en aval  font défaut».

Le président de l’AVG a effectivement cité comme exemple l’élaboration du Programme national d’action environnementale au début des années 90. «Nous avons isolé le secteur environnement avec un financement de 400 millions de dollars sur une vingtaine d’années. Nous n’avons pas considéré l’intégration des secteurs de l’agriculture ou de l’élevage… Nous n’avons pas pris les mesures d’accompagnement nécessaire pour que ces secteurs aillent ensemble…», a-t-il expliqué.

Quid des bois de rose ?

En effet, les affaires de trafics de bois précieux continuent d’attirer l’attention des autorités. Au mois de novembre prochain se tiendra une réunion de la Cites pour trancher sur l’embargo des bois précieux à Madagascar.

«Nous encourageons la Cites à poursuivre cet embargo dans la mesure où le pays n’est pas encore parvenu à appliquer les lois et n’a pas vraiment suivi les recommandations de la Cites qui ont été émises en octobre de l’année dernière, comme l‘inventaire des stocks saisis déclarés», a déclaré Ndranto Razakamanarina.

«Nous demandons aussi à ce que les stocks déclarés ou cachés soient tous saisis étant donné les caractères illégaux de leur commercialisation ou encore en vue des élections qui vont se dérouler dans le territoire», a-t-il poursuivi. «Le mieux c’est de ne pas exporter. Nous pourrions à la rigueur utiliser ces stocks pour aider les petits artisans à Madagascar mais avec un suivi strict de la société civile», a-t-il conclu.

Arh.

 

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