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Peste, révision de la Constitution… : une communication bancale, selon le Sefafi

Peste, révision de la Constitution…  : une communication bancale, selon le Sefafi

Entre la propagation de la peste, le projet de modifier coûte que coûte la Constitution… « Autant d’actualités polémique qui ont soulevé un tollé, suscité l’incompréhension et l’indignation », a soulevé le Sefafi. La défaillance du gouvernement en matière de communication est pointée du doigt.

«Ces derniers mois, le culte du secret et la loi du silence ont mis le pouvoir à mal. Il est temps que le pays s’oriente vers une gouvernance ouverte». C’est l’extrait du communiqué de l’Observatoire de la vie publique (Sefafi), hier, qui égratigne les défaillances du gouvernement en matière de communication pour faire face aux actualités qui soulèvent tant de polémiques, notamment l’épidémie de peste, la révision de la constitution, ou encore l’accueil ou non de réfugiés syriens… Selon le Sefafi, ces «Affaires» n’auront pas pris une telle ampleur «Si l’État avait joué la carte de la transparence et si le droit à l’information des citoyens avait été respecté».

A titre d’illustration, à propos de la peste, l’organisme non gouvernemental estime que c’est par la rumeur et par les réseaux sociaux que les Tananariviens ont appris que la capitale est contaminée, bien avant que les autorités ne le confirment. «Il a fallu le décès de l’entraîneur de l’équipe seychelloise de basket le 27 septembre pour que l’Etat, qui a brillé par son inaction, mette en place une cellule de veille. Deux jours après, le 30 septembre, la peste est déclarée officiellement épidémie urbaine», a rappelé le Sefafi. Alors que pendant ce temps, la population s’est préparée au pire, allant jusqu’à pratiquer l’automédication, distillée de bouche à oreille.

Sites web de façades

Le Sefafi estime au passage qu’il faudra améliorer la communication gouvernementale. En effet, la peste a mis à nu les faiblesses et les carences de l’E-Gouvernance et la politique de communication. «Ceux qui croyaient pouvoir s’informer sur les sites web des institutions, censés être des outils de communication fiable, ont vite déchanté», rappelle le Sefafi.

Comme preuve, d’après les investigations du Sefafi, les sites web du ministère auprès de la Présidence chargé des Mines et du pétrole et celui du ministère des Travaux publics ne sont toujours pas fonctionnels. Certains sites ne sont pas mis à jour : concernant le ministère de la Justice, l’ancien ministre Charles Andriamiseza est toujours présenté comme Garde des Sceaux, ministre de la Justice.

De même, il faut explorer les publications présentées par les sites du ministère de la Défense nationale, du ministère de l’Emploi, de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, pour découvrir l’identité des personnalités qui sont à la tête de ces deux départements. «A quelques exceptions près, leur contenu se résume à des comptes-rendus des agendas des chefs et membres d’institution, si bien que les informations relayées sont loin d’être pertinentes et utiles pour le public», rapporte toujours le Sefafi.

Pour y remédier, le Sefafi s’en tient à l’article 10 de la Constitution stipulant que «Tout individu a droit à l’information». Cela signifie que les citoyens ont le droit d’être informés sur tout ce qui se passe dans le pays, sur tous les aspects de la vie politique, économique et sociale pour qu’ils puissent se faire une opinion. «Pour qu’ils puissent comprendre et débattre des grands enjeux de l’heure et de demain, contrôler l’action de l’exécutif et du législatif  et évaluer le mandat des élus», note le Sefafi.

Rakoto

 

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