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Lutte contre la corruption : la Bianco soutient les communes rurales

Le bureau indépendant anti-corruption (Bianco) a organisé hier à Antaninarenina un atelier de plaidoyer à l’égard des communes cibles du Projet de développement communal inclusif et de décentralisation (Prodécid), financé par le gouvernement allemand. Cette initiative entre dans le cadre «du renforcement de la mise en place des structures anti-corruption au niveau local».

Dix communes de la région Analamanga (Anosiala, Andranonahoatra, Anosizato Ouest, Talatan’iVolonondry, Manjakandriana, Alasora, Alakamisy Fenoarivo, Ambalavao, Merimandroso Ivato et Bongatsara) ont été les premières à bénéficier de ce moment d’échange et de partage avec l’équipe du Bianco.

« Après cet atelier, les participants seront en mesure d’élaborer un plan d’action destiné à améliorer la qualité des services offerts aux usagers, un plan d’action sous l’égide du Bianco et financé par le Prodécid », a expliqué le directeur adjoint du Prodécid, Parfait Randrianitovina.

Autonomie

Le Bianco joue un rôle prépondérant au sein des CTD. Il reçoit souvent des plaintes à propos de la gestion au niveau des CTD. « Il est indispensable de mettre en œuvre le standard de service auprès des collectivités territoriales décentralisées. Standard de service caractérisé par la transparence des procédures au niveau de la commune, sur le coût des services alloués, sur l’indication des employés et de leur service respectif. La mise en place de ce standard de service concernera en premier lieu les communes bénéficiant du Prodécid mais touchera toutes les communes de Madagascar plus tard », a poursuivi le directeur territorial d’Antananarivo, le général Benjamina Ratovoson.

Le développement local et la lutte contre la corruption sont les conditions d’émergence d’un développement économique, selon les explications du directeur adjoint du Prodécid et en même temps expert en décentralisation. D’après ce dernier, une commune ne doit pas se contenter de ses ressources mais a grandement besoin d’autres moyens techniques et  de stratégies comme la participation citoyenne dans le développement d’une communauté pour lutter contre la corruption.

Le directeur général de la décentralisation, Gervais Rakotonirina, a d’ailleurs sensibilisé les communes à mettre tout en œuvre pour  parfaire leur développement car la loi sur la décentralisation ne prévoit aucune tutelle des ministères aux CTD. «Le rôle du ministère se résume désormais en une mission d’assistance, de conseil et d’observation», a-t-il conclu.

Nadia

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