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A quelque chose, malheur est bon ?

A quelque chose, malheur est bon ?

Aujourd’hui, la barre de la quarantaine des personnes décédées de la peste est atteinte. L’état d’urgence a été décrété et les aides commencent à affluer. La mobilisation générale est bel et bien là, et les appels « à la main tendue » du régime ont été entendus.

Depuis l’alerte générale déclenchée après le décès

d’un entraîneur seychellois, la peste est devenue le « public ennemy number one » au pays. Dans tous les fokontany, les écoles, les bâtiments administratifs, les ruelles, les transports, on s’active pour « tuer » le responsable de cette épidémie. Et dans cette ruée vers l’assainissement, on en profite pour faire « campagne » de sa volonté d’apporter sa contribution dans cette lutte.

On se précipite pour appeler les médias à publier les photos des politiciens et des dirigeants en train de pulvériser d’insecticide des eaux usées et des ordures. On en profite pour se montrer et faire une déclaration politique sur la position de son parti ou de son association.

Des gestes qui irritent, mais s’il fallait voir le bon côté des choses, au moins, l’épidémie aura provoqué une occasion forcée pour les politiciens de découvrir les réalités vécues quotidiennement par la population et à certains responsables de faire le travail pour lequel ils sont normalement payés.

Tout citoyen doit maintenant prendre conscience des actes d’incivisme perpétrés au quotidien. En effet, la peste est la résultante d’une insalubrité qui ne s’explique pas toujours par le fait de la pauvreté car bien de personnes vivent dans la précarité sans pour autant négliger la propreté et l’hygiène. Et il faudra bien se rendre compte que les efforts d’assainissement déployés par la municipalité ou encore l’Exécutif ne suffiront jamais et qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Bref, que chacun prenne ses responsabilités en prenant en charge le nettoyage de son environnement immédiat.

Nadia

 

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