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Des autruches en politique

Des autruches en politique

Le pays s’embourbe inéluctablement. La situation d’urgence se déclare d’elle-même à défaut d’annonce officielle dans ce contexte où tout s’acharne à sa mise en place. La pauvreté est tellement ancrée dans plusieurs régions que l’on finit par ne plus s’en apercevoir à force de s’habituer à sa présence. Des « damnés de la terre » croupissent dans le Sud, oubliés de tous, et ne se soucient instinctivement que de leur survie. La situation n’est guère reluisante dans les grandes agglomérations où la majorité doit se soumettre à la loi de la jungle imposée par les privilégiés du régime et les responsables de l’administration qui n’ont autre but que de les frustrer davantage. Le conflit d’intérêts prime au détriment des promesses de développement. La situation chaotique est masquée par de savantes mascarades destinées à l’opinion internationale, en l’occurence les institutions internationales, le principal pourvoyeur de fonds des experts en gymnastique financière du régime.

La peste vient de tout chambouler à contretemps, dévoilant la farce. Les habiles en verbiage diplomatique n’arrivent pas à freiner l’avancée fatale du fléau qui infirme leurs déclarations, provoquant la confusion entre prise de dispositions et prise de responsabilité. La prolongation des vacances scolaires devient ainsi une méthode d’éradication de la peste. La mise à exécution  des menaces de mise à l’ombre des écrivaillons des réseaux sociaux s’applique pour réduire au silence ceux qui ébruitent la situation, mais les vacances scolaires prolongées témoignent de l’installation de la peur en haut lieu, malgré les déclarations fanfaronnes.

Manou

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