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Affaire bois de rose à Antalaha : un réseau de trafiquants démantelé

Affaire bois de rose à Antalaha  : un réseau de trafiquants démantelé

Quatre personnes ont été déférées au Parquet du tribunal de première instance d’Antalaha hier pour faits de corruption.  Elles sont impliquées également dans des activités rattachées au trafic de bois précieux.

La traque aux trafiquants des ressources naturelles continue, lentement mais sûrement. Selon une source autorisée, ces quatre personnes sont impliquées dans une affaire de corruption et des activités de trafic de bois précieux, courant octobre 2013. Il s’agit du propriétaire de ces bois précieux qui est un exportateur, du transporteur, ainsi que deux autorités locales. A en croire notre source, ils ont facilité la commission de ce trafic mafieux de près de 9300 rondins de bois de rose.

L’interpellation a été initiée suite à une investigation menée par le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) au cours de cette année. «Des enquêtes auraient immédiatement été diligentées et quatre personnes ont été déférées au parquet du Tribunal de première instance d’Antalaha ce jour (à lire hier)», explique notre source. A noter que, récemment, le Bianco a publié plusieurs avis de recherche concernant d’autres affaires d’exportation illégale de bois précieux. Il s’agit de Zakaria Soilihi M’ZE, Hantavololona Laurencia et Maminirina Jean Eddy.

Travail de longue haleine

Ces derniers seraient impliquées dans des faits de corruption liés à l’exportation illicite d’importante quantité de bois précieux dans les régions SAVA et Analanjirofo, courant 2014 et 2015. L’un d’entre eux ferait un va et vient entre Madagascar et l’étranger. «Ce qui explique déjà la présence d’un réseau bien huilé qui l’accompagne dans ses démarches. Raison qui nous a décidé de recourir à la contribution du grand public, d’où le lancement de cet avis de recherche», explique une source au sein du Bianco.

En tout cas, ces temps-ci, aucun secteur ni catégorie de délinquant ne semblent effectivement être épargnés par le Bureau depuis la mise en œuvre de la nouvelle Stratégie de lutte contre la corruption qui se veut être plus efficace et plus incisive. Cela nécessite cependant la participation de tout un chacun. Lors d’une émission radio «Ambarao» récemment, le Directeur général du Bianco avait  indiqué que «La lutte contre la corruption est un travail de longue haleine». D’après lui, «Cela requiert la participation de tous les citoyens, tout le monde devrait prendre ses responsabilités. Ce n’est pas le seul apanage du Bianco. Il faudrait que tout le monde refuse la corruption et ose dénoncer cette pratique».

Rakoto

 

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