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Union Européenne – Madagascar : point sur l’Accord de partenariat économique

Union Européenne – Madagascar  : point sur l’Accord de partenariat économique

Madagascar accueille en ce moment au Carlton la sixième réunion du comité Accord de partenariat économique (APE), réunissant tous les cinq pays signataires de l’accord dans les régions Afrique orientale, australe et océan Indien (AFOA-OI).

Les impacts positifs de l’Accord de partenariat économique avec l’ Union européenne  et les obstacles qui font barrière au développement des échanges sont discutés pendant les deux jours de réunion, dans le cadre de la sixième réunion du comité APE. La mise en vigueur de l’APE depuis 2012  a permis une importante hausse des échanges entre Madagascar et les pays de l’Union européenne.

D’après Nourdine Chabani, ministre du Commerce et de la consommation : «Une hausse de 70% est constatée sur la valeur des exportations de  Madagascar vers l’Union européenne entre 2012 et 2016. En 2012, la valeur des exportations malgaches vers les pays de l’Union européenne s’est élevée à 499 millions d’euros, pour se chiffrer à 870 millions d’euros l’an dernier». Celui-ci de poursuivre que «Les produits textiles et habillement, représentant un tiers des exportations malgaches vers l’Union européenne, ont augmenté de 31% depuis 2012».

Un marché exigeant

Toutefois, les opérateurs malgaches font encore face à quelques difficultés pour conquérir le marché européen, qui reste l’un des plus exigeants. A ce propos, le chef de  la délégation européenne à Madagascar, Antonio Sanchez Benedito, d’avancer qu’ «il y a toujours un travail à faire. Il existe encore des barrières techniques, entre autres les problèmes de certification de produits.  Voilà pourquoi  un programme de mise en œuvre du partenariat économique du point de vue de la qualité, des laboratoires  et de renforcement de capacité a été élaboré ».

Renforcement de capacités

En effet, l’accès au marché européen reste difficile pour Madagascar malgré ces résultats positifs. Le problème du respect des normes et des standards internationaux ou encore le grand nombre de barrières non tarifaires dans les pays et la région  sont les principaux facteurs de blocage au développement des échanges dans le cadre de cet accord.

Pour appuyer la mise en œuvre de l’APE, un nouveau programme en phase d’approbation, le Programme d’appui au développement des exportations et à l’intégration régionale (Padeir) a bénéficié d’un financement de 10 millions d’euros pour cinq ans. Ce projet prévoit le renforcement des capacités institutionnelles du ministère du Commerce et de la consommation, la facilitation de l’accès au marché UE et aux autres marchés régionaux et le développement des capacités nationales en matière de norme et de qualité.

Riana R.

 

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