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Toamasina : une propriété privée accaparée

Une zone déclarée non habitable dans la ville de Toamasina, pour dangers électriques, par la Jirama depuis 2009, fait actuellement d’un projet de construction d’un établissement public, entrepris par les responsables locaux du ministère de l’Education nationale (Men). Il s’agit pourtant d’une propriété privée, titrée et bornée, au nom du groupe Filatex.

D’ailleurs, ce  dernier prévoit d’y installer un parc photovoltaïque pour promouvoir la transition énergétique et faire de Toamasina  une ville attractive en termes d’investissements en électricité à moindre coût. L’entreprise a alors procédé à l’expulsion des occupants illicites qui ont envahi les lieux en seulement 15 jours, juste pour profiter du dédommagement des squatteurs.

Et, contre toute attente, hier matin, une cérémonie de pose de première pierre d’un prétendu lycée a été effectuée à la hâte par des responsables locaux du Men, sans que ledit ministère ne soit au courant. Plus précisément, cette cérémonie a été organisée par le directeur régional du Men, à l’insu du ministre Paul Rabary.

Ce responsable local s’est donc permis d’inaugurer la construction d’un lycée public sur un terrain privé, la propriété privée appartenant à Filatex. A noter que cette entreprise a déjà eu un premier problème de squatteurs qui a été réglé après une promesse de relogement. Une seconde vague s’est ensuite installée sur le terrain.

Haja R.

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