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Santé publique : le traitement de l’hépatite hors de portée

Santé publique  : le traitement de l’hépatite hors de portée

Inaccessible. Le coût du traitement de l’hépatite reste onéreux par rapport au revenu de la majorité des ménages malgaches. La plupart des patients sont laissés à leur sort, faute de moyen pour couvrir les frais médicaux, malgré qu’ils soient fortement exposés à la mort. Alors que l’effectif des personnes touchées, notamment par l’hépatite B, a connu une nette augmentation ces dernières années, avec un taux de mortalité s’élevant à 6,43% en 2016, d’après des sources auprès du Centre hospitalier universitaire Joseph Raseta Befelatanana (CHU-JRB), joint, hier, au téléphone.

Une initiative visant à inverser cette tendance, notamment la mise en œuvre d’une campagne de vaccination contre l’hépatite B à coût réduit, a été organisée récemment, mais bon nombre de gens ne peuvent s’offrir le luxe d’en bénéficier. Sachant qu’une séance de vaccination coûte 40.000 ariary alors qu’il faut achever trois vaccins successifs pour que cela ait effet. La requête des malades, lancée il y a quelques années, relative à la contribution financière de l’Etat au dépistage, lequel n’est non plus à la portée de tous, et à l’achat de médicament, reste sans suite.

Une société indienne, leader dans la production de médicaments génériques, Gallene Sciences, compte apporter sa contribution dans l’allègement des charges des patients liés au traitement, en proposant ses médicaments, accessibles à tous, notamment dans les pays d’Asie du Sud et d’Afrique, dont Madagascar. Mis à part les médicaments pour soigner l’hépatite, l’accessibilité de ces pays aux traitements du VIH/Sida et d’autres maladies quotidiennes figure également parmi les objectifs de ladite société, officiellement enregistrée par le ministère des Affaires corporatives en Inde.

Fahranarison

 

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