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OMDA: l’arrêté, un arbre qui cache la forêt

OMDA: l’arrêté, un arbre qui cache la forêt

Le défenseur des droits d’auteur, appelé communément par les artistes, Omda, a reconnu son incapacité à trouver un terrain d’entente sur l’application de ce texte, à l’issue d’une décennie de tension avec les propriétaires de cybercafés.

«Faire appliquer et respecter la loi n’est pas une sinécure. Il faut reconnaître qu’une administration est toujours sujette à une faille. Et ce n’est pas un cas isolé. A chaque réunion annuelle, même au niveau de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et de compositeurs (CISAC), on se concerte pour pallier les lacunes soulevées», avoue l’homme fort de l’Omda, Haja Ranjarivo,

Cette loi tarde à être appliquée. «Le fait est que, il n’est pas dans nos habitudes de cultiver et d’entretenir le respect de la culture des droits d’auteur. Nous aimons la résistance et tout remettre en cause. Il fut un temps où le processus d’application a été suspendu. Les auteurs nous ont conféré une grande responsabilité et nous nous devons de l’assumer», déplore-t-il.

A noter qu’un projet de loi similaire a été mis en vigueur depuis 2014 au Mali. Il englobe tous les établissements régis par la publication des œuvres. Par contre, à Madagascar, le décret portant sur le règlement général de perception des droits d’auteur et des droits voisins a été mis en vigueur depuis 1998, époque où il y a très peu, sinon pas du tout de cybercafé dans la Grande île. D’ailleurs, en complément de cette loi, un arrêté  a été pris sous l’administration de l’ancienne ministre de l’Artisanat, de la culture et du patrimoine Vaonalaroy Randrianarisoa.

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