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ACYBIMAD: les parties prenantes se renvoient la balle

ACYBIMAD: les parties prenantes  se renvoient la balle

A l’issue de la réunion organisée, le 23 avril 2015, entre l’Omda, le syndicat des artistes malgaches et l’Association des opérateurs des cybercafés et des internautes de Madagascar (Acybimad), «Il a été convenu que les cybers fonctionnant au moins avec 10 PC doivent s’acquitter d’un montant annuel de 60 000 ariary et 150 000 ariary pour le nombre de PC supérieur à 20», détaille Daniel Soatiana, chef de service de la Documentation de l’Omda.

Le président du tribunal financier d’Antananarivo, Indriamanga Rakotoarisoa, a constaté que «la loi est faite pour servir des intérêts, mais pour qui vraiment ?». Une affirmation soutenue par Rija Rakotonirina de l’Acybimad.  «L’argument de l’Omda a été basé sur l’exploitation gratuite en ligne des œuvres musicales. Cette pratique ne concerne pas seulement notre pays, il s’agit bien d’un problème universel. Cette somme excessive qu’on nous réclame sera-elle vraiment reversée aux ayants- droit ? Nous sommes tous témoins que les artistes ne jouissent pas de leurs pleins droits».

Les internautes,  même étant citoyens lambdas, ont également leur rôle à jouer. «Les œuvres musicales sont les plus exposées, sur les réseaux sociaux notamment. Je télécharge régulièrement des vidéos clips, pour le plaisir de l’œil et de l’oreille de toute la famille, et cela ne donne pas lieu au paiement d’une redevance», avance un cybernaute.

Cet arrêté ministériel n’est qu’une partie du vaste chantier des droits d’auteur. Beaucoup reste encore à faire, pour ne parler que de la recrudescence de points de transfert illégal de production audiovisuelle à chaque ruelle. Mais ceci est une toute autre histoire.

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