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Café de la gare : la culture de la répression au cœur du débat

Café de la gare  : la culture de la répression au cœur du débat

Un débat amical et courtois s’est engagé, hier, au Chefs Avenue Lounge, Café de la gare, entre les acteurs culturels et les journalistes,  portant sur «La culture de la répression et ses impacts pour la société et la nation à Madagascar».

Ce round de discussions, sous l’égide de la fondation Friedrich Ebert et Kis Madagascar, a pu mettre un grand nombre de sujets sur la table.

«Les structures sociales existantes et selon les époques vécues ont été basées sur la hiérarchie de zokiolona et zandriolona, roi et esclave, président et petit peuple.  Ce qui s’est enraciné au fil des ans dans nos cultures et a favorisé d’autre pratiques comme le présidentialisme, le corporatisme, le népotisme, le clientélisme, la corruption, le trafic d’influences, le non-respect du droit et l’impunité», rappelle l’artiste plasticien Hemerson Andrianetrazafy. Médiateur culturel, Ludonie Velotrasina a rétorqué que  «la culture de la répression n’est pas un cas isolé à Madagascar», avant d’enchaîner que «c’est devenu une pratique anodine, voire courante».

Inégalités sociales 

L’objectif de ce débat est justement d’apporter un regard neuf et des manières inédites afin que les jeunes puissent affronter la vie telle qu’elle est aujourd’hui.

«Nous sommes tous témoins que le monde évolue à vitesse Grand V. L’arrivée  de nouveaux flux culturels étrangers constitue un impact considérable sur notre propre mode de vie. C’est la jeune génération qui est confrontée à ce choc culturel. Par conséquent, les jeunes se trouvent sans repère et dépourvus de références dans leur propre pays», analyse Jean-Aimé Raveloson, de la fondation Friedrich Ebert.

Pour Yvan Fabius et Hilda Hasinjo, les gens des médias ont aussi leur rôle à jouer en tant qu’éducateurs envers la jeunesse malgache. «Il faut s’autoréguler et mettre sur pied un style de leadership adapté à différentes situations, sans juger les autres, tout en respectant les différences et l’identité de l’autre  et en évitant l’exclusion dans le contexte des inégalités sociales», proposent-ils.

Joachin Michaël

 

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