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Reforme du secteur sécurité : un défi titanesque attend l’Exécutif

Le lancement de la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) à Madagascar s’est tenu hier au CCI Ivato. Cette cérémonie a été caractérisée par la remise au président de la République Hery Rajaonarimampianina, qui sera également à la tête du Haut conseil de la défense nationale (HCDN), du plan national de la RSS par le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana, ayant dirigé le comité technique d’organisation (CTOP-RSS).

L’objectif est de concrétiser rapidement ce plan national afin de revoir, d’assainir, de professionnaliser et de renforcer ce secteur qui est l’assurance d’un développement économique et social au pays. Pour ce faire, le président de la République a annoncé un investissement juteux par la dotation d’infrastructures et de matériel aux forces de l’ordre ainsi que l’augmentation des effectifs dans la lutte contre l’insécurité qui prévaut au pays.

Le financement de cette réforme sera prescrit dans la loi de finances pour 2018. Mais ce budget n’est pas suffisant et l’Etat requiert par la suite le financement des Partenaires techniques et financiers (PTF) comme l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE), les Nations unies grâce au fonds de consolidation de la paix avec à peu près 11 millions de dollars alloué à cet effet.

D’après Hawa Ahmed Youssouf, représentante de l’UA à Madagascar, «La RSS requiert un engagement continu et une volonté ferme de perfectionnement afin de prendre des mesures politiques parfois dures mais nécessaires pour le bien-être de la population ». Selon toujours cette dernière, après cette cérémonie, l’adoption en conseil des ministres de ce plan est attendue avant l’organisation d’une table ronde en vue d’établir le budget octroyé par les PTF.

Seuls les résultats comptent

Par ailleurs, devant la presse, le Président a expliqué la mise en place d’une police républicaine pour protéger la population et ses biens. Il sera alloué un fonds public dans le budget de l’Etat, certes, insuffisant, a-t-il reconnu, mais qu’il faut augmenter car il est nécessaire d’investir dans la paix et la sécurité, les partenaires financiers et les institutions internationales nous soutenant aussi pour l’achat des matériels, en l’occurrence, le Fonds des Nations unies pour la Consolidation de la Paix.

Nadia

 

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