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Referendum ou présidentielle ? : la Ceni s’en tient à son chronogramme

En charge d’organiser les élections, la Ceni n’écarte pas l’éventualité d’un référendum constitutionnel.

Annoncé récemment par le Premier ministre et véhiculé par certains politiciens, l’eventualité d’un changement de la Constitution est devenu un sujet d’actualité. L’avis de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) est crucial, en tant que responsable de l’organisation des élections à Madagascar.  «L’organisation d’un référendum constitutionnel exige une autre capacité organisationnelle. Pour le moment, la Ceni n’est pas au courant de ce référendum et l’on se tient à notre chronogramme qui est la préparation du premier tour de la  présidentielle de 2018 », a expliqué le vice-président de la Ceni, Thierry Rakotonarivo, joint au téléphone hier.

Pour autant, les commissaires électoraux  se préparent à toute eventualité, notamment un probable référendum. «Cependant, nous ne pouvons pas exclure l’éventualité d’un référendum constitutionnel. Sur le plan technique, l’organisation de ce référendum ne chamboulera en rien le programme de la Ceni d’autant plus qu’il n’y aura pas de second tour. La Ceni n’aura aucun problème sur le plan temporel et organisationnel», a-t-il ajouté.

Réserve

Le vice-président de la Ceni, Thierry Rakotonarivo, a tout de même émis des réserves. «Le problème de ce référendum pourrait résider sur le plan politique. Une crise post référendum serait à craindre si les politiciens n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la question concernant la tenue de ce référendum. Et cette crise post référendum pourrait affecter l’organisation de l’élection présidentielle », a-t-il souligné. Ces derniers temps, l’éventualité de la tenue d’un référendum est au centre des discussions depuis que l’Executif a évoqué le sujet. Lors de son déplacement à Londres, le Chef de l’Etat Hery Rajaonarimampianina a seulement indiqué que le sujet est «en discussion». «Le changement de la Constitution ne dépend pas du président de la République uniquement. Je pense que les discussions sur ce sujet sont en cours. Donc, on attendra l’évolution de ces discussions », avait-il soutenu.

En tout cas, la Ceni n’ aspire qu’à une chose, c’est d’instaurer un climat d’apaisement, avant, pendant et après les élections que ce soit un référendum ou la présidentielle. Une présidentielle dont le premier tour est budgétisé à 40 milliards d’ariary.

Rakoto

Le Seces s’y met aussi

 Contrairement aux acteurs politiques qui se positionnent déjà chacun dans leur camp, le Syndicat des enseignants chercheurs estiment qu’il faut plus de concertation par rapport aux débats sur la Constitution. Le groupe estime en effet qu’une concertation nationale sur la révision de la Constitution et le Code électoral devrait être de mise en vue d’élections crédibles, fiables et acceptées par tous.

 

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