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Changement de constitution : la présidentielle de 2018 compromise

La tenue de l’élection présidentielle de 2018 s’éloigne de plus en plus et apparemment, le référendum constitutionnel se rapproche. L’avis de la Haute cour constitutionnelle (HCC) est attendu.

La tentative du régime de modifier la Constitution à la veille de la fin de son mandat risque de créer des troubles dans la sphère politique. Et pour cause, à cette allure, il est fort probable que la présidentielle ne puisse se tenir en 2018.

Le Premier ministre avait ouvert la boîte de Pandore en notant une probable retouche de l’article 46 de la Constitution. A Londres, le Président de la République a fait savoir que «Le changement de la Constitution ne dépend pas du président de la République uniquement. Je pense que les discussions sur ce sujet sont en cours. Donc, on attendra l’évolution de ces discussions». Donc rien de concret. Par ailleurs, il est fort probable que la Haute cour constitutionnelle  (HCC) soit saisie de cette question dans les jours à venir.

« Pas question de changer… »

En tout cas, la classe politique n’a pas tardé à réagir face à cette question. Le parti «Malagasy Miara-miainga» (MMM) n’est pas favorable à un éventuel changement de Constitution, même partiel.

 «Pas question de changer quoi que ce soit, appliquez l’actuelle Constitution». C’est en ces termes que Laurent Ramaroson, membre du parti MMM, joint au téléphone hier a réagi à propos de l’annonce de cette hypothèse. Pour le MMM, les dirigeants actuels sont les champions du non-respect de l’actuelle Constitution.

Selon notre interlocuteur, les élections de 2013 et le «ni… ni» devaient nous amener à respecter l’ordre constitutionnel, ce qui n’est pas le cas actuellement. «L’actuelle Constitution est loin d’être parfaite, mais nous devons s’y conformer, à commencer par les tenants du pouvoir».

Manœuvre politique

Allant plus loin dans son analyse, l’ancien député a fait savoir que le parti MMM a déjà visualisé cette situation lorsque le HVM a fait des pieds et des mains pour que le professeur Honoré Rakotomanana siège à la présidence du Sénat. «La mission de l’actuel président de la Chambre haute est de changer la Constitution en vue de prolonger le mandat du président de la République et de repousser au maximum la tenue de l’élection présidentielle».

En effet, selon le MMM, Honoré Rakotomanana devrait planifier une stratégie pour que Hery Rajaonarimampianina puisse encore rester au pouvoir. «Ils veulent différer la date de sa démission, 60 jours avant les élections. Pour nous, le changement constitutionnel est une manœuvre politique».

Le MMM, selon Laurent Ramaroson, la situation qui prévaut actuellement au pays comme l’insécurité est une autre manœuvre pour justifier un report des élections. «Les raisons évoquées seraient le manque de financement ou encore l’instabilité», a conclu Laurent Ramaroson.

Nadia

Une réponse à "Changement de constitution : la présidentielle de 2018 compromise"

  1. Gerard Rainitelo  12/09/2017 à 14:55

    NY TANJON’IZY IREO DIA HANAO IZAY TSY HISIAN’NY FIFIDIANANA @ 2018 ARY NY TSY HIALANY EO @ FITONDRANA !  » FANJAKANA LOHAMBOTO TSY MBA METY HO ELA VELONA  »

    VELOMA.

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