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La loi du plus fort n’est pas toujours la meilleure

La loi du plus fort n’est pas toujours la meilleure

Les proches de Hiary Rapanoelina ont pu lâcher un grand ouf de soulagement après le verdict rendu par le tribunal chargé de l’affaire de cybercriminalité dont il a fait l’objet. Effectivement, le sujet a obtenu un sursis de 12 mois…après appel. Une information qui a enflammé la toile et les médias classiques. «Les Malgaches ont la mémoire courte». Cette phrase clamée haut et fort par un ancien président de la République, que plus d’un a du mal à digérer, reste d’actualité…malheureusement.

Cette situation n’est qu’un arbre qui cache la forêt à Madagascar car il y a…justice et justice. Bon nombre de visages connus dans ce domaine reconnaissent que Madagascar n’est pas encore à l’abri d’une application éphémère des lois et textes juridiques en vigueur. Autant dire que la corruption – mère de tous les vices – n’a que trop gagné du terrain.

L’histoire nous a appris que la mégalomanie et la soif du pouvoir (aléatoire) sont à l’origine de ce désagréable climat. Et l’étalage de connaissances ne suffit pas à asseoir une bonne base de l’Etat de droit qu’on ne cesse de marteler dans des apparitions médiatiques. Et ce, tant que l’on ne reparte sur de bonnes bases socio-économiques, politiques et éducatives.

Car la loi du plus fort n’est pas toujours la meilleure. Le litige opposant la fédération et la ligue d’Analamanga de rugby, la guerre de communication etntre le ministre de tutelle et un quotidien malgache, des foyers de tension dans plusieurs domaines,… (la liste est longue) sont loin d’être des cas isolés, au sens propre comme au figuré. Chacun campe sur ses positions…à des fins personnelles ou pas.

Rojo N.

 

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