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Changement de constitution : le président n’a pas dit «non» à Londres

Dans une communication dispatchée à la presse, l’équipe de la Présidence, lors de son récent déplacement à Londres, a rencontré les médias anglo-saxons, dont, BBC, Voice Of Africa, l’agence de presse Reuters et CBI Publishing. Plusieurs sujets relatifs à l’énergie, l’investissement, ou encore la stabilité politique, ont été abordés à cette occasion, mais un sujet a cependant intrigué les journalistes. Il s’agit de la volonté de l’Exécutif de toucher ou non à la Constitution de la IVe République.

D’après un journaliste, «Votre Constitution prévoit que vous démissionnez 60 jours avant la date de l’élection  présidentielle, êtes-vous enclin à réviser la Constitution ?». Le chef de l’Etat a répondu, sans surprise, que «Le changement de la Constitution ne dépend pas du président de la République uniquement. C’est le peuple qui l’a voté. Je pense que les discussions sur ce sujet sont en cours. Donc, on attendra l’évolution de ces discussions».

En fait, de quelles discussions le président parle-t-il ? Une réponse évasive comme toujours. Reste à savoir si le chef de l’Etat fait référence au travail du comité interministériel, chargé d’examiner les points relatifs aux élections. Alors que d’après la Primature, il s’agit d’un comité ayant pour mission de réviser le cadre juridique du processus électoral.

Cadre juridique

«Le comité interministériel a pour mission principale d’élaborer des avant-projets de textes législatifs et règlementaires se rapportant aux élections», explique la Primature dans un communiqué en date du 5 septembre dernier. Ainsi, parmi les textes législatifs, sur lesquels portent les réflexions en vue de l’amélioration du cadre juridique, figurent, entre autres, la loi organique n°2012-005 du 22 mars 2012 portant Code électoral, les lois organiques spécifiques se rapportant aux différents types d’élection, la loi n° 2015-020 du 19 octobre 2015 relative à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ou encore la loi n°2011-012 du 9 septembre 2011 relative aux partis politiques. Mais la Constitution n’y figure pas.

Le président n’a pas dit non

Pour autant, «Etes-vous pour le changement de la constitution ?», la question a été posée au chef de l’Etat. Ce à quoi, il a répondu, «Vous savez, pour moi, c’est la voix de la majorité qui est importante. Donc, le président est là pour écouter et si cette majorité souhaite que, pour une meilleure stabilité, on devrait le faire, on verra. Mais je crois que le plus important, c’est la stabilité politique. J’ai déjà invité tout le monde, toutes les parties prenantes, à être conscients que la stabilité est importante pour le développement d’un pays. Donc, j’invite et je réinvite encore tout le monde à réfléchir et à travailler pour la mise en place de cette stabilité, c’est important !». Le suspense reste donc entier.

Rakoto

 

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