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Déplacement à Londres : les autorités anglaises boudent le rendez-vous

Aucune rencontre avec la Première ministre anglais Théresa May ni avec une autre autorité ou tenant du pouvoir au Royaume Uni n’est au programme de la délégation malgache à Londres. Juste des photos prises avec des parlementaires ou encore avec l’ambassadeur de l’Angleterre à Madagascar lors de l’ouverture du marché boursier de Londres.

Le chef de l’Etat n’a même pas été accueilli par une personnalité politique de premier plan. Juste des photos tape- à-l’œil. C’est à cela que se résume la célébration des 200 ans de la coopération malgacho-britannique lors de ce déplacement présidentiel. Les hautes personnalités angalises n’ont pas été au rendez-vous lors du déplacement. Alors que la Présidence en a fait tam-tam, les hommes politiques ou encore les investisseurs anglais de premier plan ont brillé par leur absence.

Hier, par exemple, il a été annoncé une rencontre inédite du président Hery Rajaonarimampianina, accompagné de cinq députés et sénateurs de Madagascar, avec le «Interparlementary Group britannique» à Westminster. Il s’agit tout juste d’une opportunité d’aborder la question environnementale. Pas plus.

La venue dans la capitale malgache, au mois de novembre, d’une délégation de parlementaires britanniques, aux fins d’échange d’expériences et de raviver la coopération avec l’Assemblée nationale et le Sénat malgache est au stade d’intention. Rien de concret. Quant au groupe «Amis de Madagascar» qui sera créé dans les semaines à venir au niveau du Parlement britannique, l’opinion se demande à quoi cela pourrait bien servir.

Echange

Plus pathétique, la délégation présidentielle a assisté, comme des touristes, à la séance des questions-réponses hebdomadaire avec le gouvernement du Premier ministre Theresa May, à Westminster. Selon la Présidence, il s’agissait «d’un exercice démocratique dont le président Rajaonarimampianina a apprécié l’observance par tous du respect mutuel malgré les adversités». Sauf que cela n’existe pas dans le pays.

C’est aussi le cas avec la rencontre avec le secrétaire au Affaires étrangères, Boris Johnson (celui qui a milité pour la sortie du Brexit). «Les échanges ont porté sur les opportunités qu’induirait le Brexit sur les échanges commerciaux directs entre Madagascar et la Grande Bretagne et la volonté mutuelle de renforcer la coopération bilatérale », assure la Présidence, mais concrètement, en quoi cela consiste ?

Rakoto

 

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