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La planche du salut

La planche du salut

De l’eau a coulé sous les ponts. Et Madagascar est à l’aube d’une décennie d’échecs en matière de réconciliation nationale. Le mauvais exemple en Afrique. De 2009 à 2017, le processus a effectué une traversée du désert, presque tous les politiques ont affiché leur présence et manifesté leur volonté de primer le dicton bien malgache, «Il vaut mieux perdre les intérêts financiers que de perdre la cohésion et la solidarité« .

A un moment donné, les Malgaches au bout du rouleau, hâtes d’en finir avec la crise ont eu bon espoir. Tout le monde est convaincu que les mains tendues et le grand pardon entre les protagonistes politiques apporteraient la stabilité, primordiale pour le développement du pays. Les opportunistes ont saisi toutes les occasions pour être sur le devant de la scène. Les acteurs de la crise prenaient tous un air de Sainte Nitouche.

Mais quand les politiques s’en mêlent en primant avant tout la défense de leurs intérêts, même si on ajoute une autre décennie, la réconciliation nationale restera à jamais un idéal pour la Grande île. On peut se demander si les politiciens malgaches sont-ils irréconciliables ou la réconciliation nationale n’est-elle plus une nécessité ?

Après le régime transitoire et là maintenenat, à une année de fin de mandat du président actuel, la réconciliation nationale est un grand chantier ni fait ni à faire, dépourvu d’intérêts. Jusqu’à ce que le processus semble renaître de ses cendres à travers la mise en place du Conseil du Fampihavanana malagasy (CFM) qui,  à titre de rappel, a remplacé  le Conseil de réconciliation malagasy (FFM), dirigé par le Général Charles Sylvain Rabotoarison.

Retour à la case départ et plus encore aux mêmes scenarii ! Quand des têtes bien connues politiquement, parmi les 220 candidats en lice, concourent pour être les sélectionneurs des futurs membres du CFM sans parler du quota du chef de l’Etat, on peut aussi se demander si le nouveau processus de la réconciliation nationale sur un air de déjà vu est déjà voué à l’échec.

JR

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