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5 ans de prison avec sursis : Clovis R. saisit la cour de cassation

Condamné à 5 ans de prison avec sursis et à une amende d’une cinquantaine de millions d’ariary pour destruction de biens publics et incendie volontaire d’un bâtiment administratif, le militant écologiste Clovis Razafimalala, non moins activiste au sein du Collectif  «Lampogno», se défend. Il a annoncé son intention de faire appel du verdict, hier, au centre Arrupe Faravohitra.

«Les investigations menées par la justice n’ont pas été poussées à fond. Il n’y a pas assez de preuves, pour ne pas dire aucune, qui démontrent que j’ai participé à une destruction quelconque de biens et de documents publics», a-t-il déclaré devant la presse. Il a même été souligné que les charges relatives aux chefs d’inculpation n’ont pas été retenues lors du procès.

«C’est un verdict d’intimidation pour faire taire Clovis, afin qu’il se tienne tranquille» a souligné, de son côté, le coordinateur national de la Coalition nationale de plaidoyer environnementale (CNPE), Lalaina Andrianavalona.

Si le tribunal a acquitté Clovis Razafimalala de l’accusation d’incitation à la rébellion au bénéfice du doute, il a été condamné avec sursis et d’une peine  d’amende. A l’issue de son pourvoi, en cassation, il espère ainsi un acquittement pur et simple.

Appel au ministère de tutelle

Devant cette situation, la CNPE interpelle le ministère de l’Environnement pour défendre les environnementalistes et les écologistes, membres d’une organisation de la société civile ou d’une association non gouvernementale qui interviennent dans la protection et la sauvegarde de l’environnement.

«Dans une telle affaire, il appartient au ministère de tutelle de défendre les écologistes car ces derniers aident ce département à accomplir sa mission relative à la protection de l’environnement et de plaidoirie auprès du ministère de la Justice», a souligné le coordinateur national du CNPE.

Et de conclure que, «Lors d’une affaire impliquant une proche du pouvoir, les ministères de la Communication et de la Justice sont tout de suite intervenus, alors que la détention de l’inculpée auprès du Bianco a respecté les procédures requises». Clovis Razafimalala a passé dix mois derrière les barreaux à Toamasina avant de passer devant la barre.

Sera R

 

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