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Manifestations : le DFP ne reculera pas

Manifestations  : le DFP ne reculera pas

La demande du mouvement «Les forces de changement» auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo (Cua) de tenir une série de manifestation dans la capitale, n’a pas encore obtenu de réponse. Lors d’une conférence-débat organisée hier à Andrainarivo portant sur le thème «l’exercice des droits et libertés publics à Madagascar», l’opposition n’est, pourtant, pas prête d’abandonner dans sa démarche

La Cua n’a pas encore donné suite à la requête des ténors du «Forces de changement». «Nous avons remis en mains propres notre demande le 8 août dernier au secrétaire général de la Cua. Jusqu’à aujourd’hui (ndlr : hier), nous n’avons pas encore reçu de réponse. A moins que ce soit ce lundi», a fait savoir le porte-parole du groupe, Maharavo Ratolojanahary dit Doudou, joint au téléphone dans la soirée d’hier.

En fait, le mouvement sollicite une autorisation d’occupation d’un domaine en vue d’une manifestation du 22 au 25 août prochains. C’est-à-dire durant 4 jours. Cette rencontre avec la population de la capitale sera une occasion pour les citoyens d’exprimer leur voix et leur opinion vis-à-vis de la situation qui prévaut actuellement dans le pays.

«La liberté d’expression n’existe plus à Madagascar. Nous sommes face à un régime dictatorial et à un peuple opprimé, privé de ses droits, droit de s’exprimer, droit de manifester. Pourtant, le peuple s’appauvrit de jour en jour et les dirigeants ne font rien pour y remédier. Pire, ils donnent nos terres aux étrangers, la pratique de la corruption est généralisée», s’est d’ailleurs exprimé Doudou durant cette conférence-débat.

Les dirigeants ont brillé par leur absence

C’est justement dans l’objectif de tabler ensemble sur les solutions à entreprendre face aux problématiques de liberté d’expression au pays que les «Forces du changement» ont organisé cette conférence-débat. Plusieurs responsables comme le préfet de Police, les représentants des forces de l’ordre ou encore le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation ont été parmi les invités. Malheureusement, ces derniers ont préféré boudé l’invitation.

«Nous ne reculerons pas. La mission des forces de l’ordre est de nous quadriller et veiller à ce que notre manifestation se déroule sans anicroche. Les  faiseurs de troubles ne viennent pas de notre mouvement. Nous allons prouver que Madagascar n’appartient pas seulement au préfet de police ni au premier ministre, mais au peuple», a conclu ce leader.

Rakoto

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