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Des morts et des mors

Des morts et des mors

La mort plane au pays depuis ces derniers mois où les disparitions tragiques semblent avoir droit de cité sans qu’aucune explication plausible ne soit fournie dans la plupart des cas.

Les accidents de la circulation tuent les citoyens à tour de bras pour des raisons plus ou moins identiques mais que certains tentent de les interpréter dans leur intérêt. Les fautes sont toujours rejetées sur les voituriers en cas d’accident sans prendre en compte la part de responsabilité des agents de la circulation jalonnant les axes routiers mais qui semblent fermer les yeux sur certaines irrégularités. Eclipsées par les décès en série des célébrités, les attaques meurtrières des dahalo continuent en toute impunité au sein de la population malgré les déploiements massifs des forces de l’ordre dont certains membres servent la cause de l’autre côté de la barrière.

Les hôpitaux et centres de soins fournissent en parallèle leur quota quotidien de cadavres aux cimetières de tout le pays, et le petit peuple ne pouvant s’acquitter des frais de soins obligatoires en est le principal pourvoyeur. Pendant ce temps, le ministère de tutelle se focalise sur le renforcement de son taux de couverture vaccinale pour obtenir le satisfecit des organismes internationaux en condamnant les malades à une mort certaine.

 Aucune solution satisfaisante n’a été avancée par les gouvernants censés tout prévoir jusqu’ici, à l’exception des séances de présentation de condoléances et des décorations à titre posthume qui ne seront d’aucune utilité pour son titulaire certainement. Mais personne n’a osé s’étaler sur ces cas par crainte de se prendre le mors aux dents dans une course écervelée vers d’hypothétiques fauteuils de gouvernants.

Manou

 

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