Flash
Préc Suiv

Litige foncier – Alain Ramaroson : 30 mois d’emprisonnement ferme , 850 millions d’ariary d’amende

Après son deuxième procès hier à Anosy, le président national du parti Masters, Alain Ramaroson retourne en prison et va y rester pendant un bon bout de temps. La famille dénonce une manigance politique.

Le verdict sur l’affaire relative à un conflit domanial à Ambohimangakely a été prononcé hier. Alain Ramaroson est condamné à 30 mois de prison ferme de 200 millions d’ariary d’amende. Cette peine s’ajoute donc à celle prononcée le 25 juillet dernier qui est d’un an de prison ferme et 850 millions d’ariary d’amende.

A noter que tout au long du procès, plus précisément depuis son incarcération en 2016, ce leader politique n’a bénéficié d’aucune liberté provisoire. Après 12 mois passés derrière les barreaux, il devra purger encore 30 mois de prison et payer 1,050 milliard d’ariary d’amende.

Huit personnes inquiétées dans cette affaire ont été acquittées tandis que la secrétaire de la commune de Behenjy a écopé d’une amende de 60 millions d’ariary et d’un emprisonnement ferme de 60 mois.

Dessous politique ?

Pour sa famille, cet ancien membre du conseil supérieur de la transition (CST) est victime d’un acharnement judiciaire. Pour ses proches, cette affaire ne relève plus d’un conflit familial mais plutôt d’un dessous politique  étant donné qu’il n’a pas hésité à afficher son opposition au régime actuel.

Cette thèse de calcul politique a été formellement écartée par le procureur responsable de cette affaire. Selon ce dernier, Alain Ramaroson a été accusé de «faux et usage de faux».

A ce propos, la famille d’Alain Ramaroson a donné des explications sur l’affaire d’héritage qui prêtaient à confusion. En effet, Charlotte Ratsimiah, la 2e épouse de feu Ramaroson, mère d’Alain Ramaroson, a été désignée sur testament, comme seule légataire de la part de feu son mari. Et le testament de Charlotte Ratsimiah désigne comme seul héritier son fils unique.

Ce document devait mettre fin alors à l’accusation pour faux et usage de faux à l’encontre d’Alain Ramaroson. Mais ce n’a pas été le cas. Les maintes demandes de liberté provisoire ont été refusées malgré les preuves et documents authentiques apportés par l’avocat de l’accusé.

Rakoto

 

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique