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Chassez le naturel, il revient au galop

Chassez le naturel,  il revient au galop

La course présidentielle avance à pas de géant et tout se bouscule du côté de chaque écurie. Les uns font tomber leur masque, les autres essayent tant bien que mal de montrer leur vrai visage pour ne pas rater cette occasion en or. Evidemment, les perdants seront contraints d’attendre quatre années après pour pouvoir s’y prétendre à nouveau. Le coup d’envoi est donné et tous les coups sont permis et bien des groupements politiques ou syndicaux annoncent la couleur.

Les tirs à boulets rouges des vrais et pseudo-opposants à l’endroit du régime en place, les hommages des partis courtisans, menace de grève, la partie émergée des affaires bien enterrées à six pieds sous terre,…la liste est longue pour illustrer cette soif de pouvoir aléatoire. Le peuple attend sagement (ou peut-être pas) le changement que va apporter tous ces postulants sur sa vie quotidienne.

Jusqu’ici, les commentaires et les avis de nombreux citoyens divergent sur la notion de développement socio-économique, souvent au centre des discours politiques. Il n’y a qu’à scruter les commentaires lors de l’émission Fotoam-bita ou Rendez-vous, le one man show du président de la République, pour être convaincu de cette situation. A vrai dire, plus d’un pense que le rendez-vous a été expressément organisé à des fins de propagande et en a ras le bol des verbiages à dormir debout, des promesses non tenues et des projets utopiques. Mais chassez le naturel, il revient au galop.

Et puisqu’on parle de cheval (de bataille), l’avis de Colette Moreau est assez explicite sur le sujet. « On peut imaginer changer de monture, au fur et à mesure de notre chasse. Après plusieurs essais, que l’on croit meilleurs, les uns que les autres. Mais est-ce qu’on veut vraiment changer de nature ou ne fait-on pas des demi-tours qui nous retarderaient ? Et le cheval, qui ne se poserait pas toutes ces questions, qui ne ferait qu’obéir à son maître, arriverait avant ».

Rojo N.

 

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